Brimades au travail et différences culturelles

La nouvelle enquête publiée dans The Journal of Business Research traite de l'acceptation des brimades sur le lieu de travail qui diffère selon le pays et des conséquences que celles-ci peuvent avoir sur les employés.


Selon une nouvelle étude internationale portant sur les brimades sur le lieu de travail, les brimades données par les patrons sont plus acceptées dans les pays anglo-saxons, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, que dans beaucoup d’autres pays. Cette enquête a été récemment publiée dans The Journal of Business Research et est co-écrite par Nikos Bozionelos, qui est professeur à l’école supérieure de commerce de Nantes Audencia Nantes. L’étude a également révélé que les patrons les plus gentils habitent en Amérique latine.
Nikos Bozionelos a déclaré : « Notre étude montre que même si le type d’industrie, le salaire et le genre contribuent à l’acceptation des brimades sur le lieu de travail, la culture du pays en est le principal facteur. » Il continue : « c’est vital pour les multinationales mettant en place une politique global de ressources humaines et pour les employés souhaitant exécuter des missions à l’extérieur du pays.
La direction et les employés doivent comprendre que l’acceptation du mauvais traitement des employés dépend du pays. »
L’étude a révélé que les pays anglo-saxons ont une « tendance à la productivité élevée », ce qui signifie que les réussites et les communications directes sont appréciées et que le sentiment d’urgence est très présent. Les brimades sont donc tolérées si elles mènent à de meilleurs résultats. Par contraste, les pays d’Amérique latine comme l’Argentine, la Colombie et le Mexique se sentent vraiment concernés par le traitement de leurs employés et préfèrent favoriser ce traitement aux performances économiques de l’entreprise. Par conséquent, les mauvais traitements sont exclus. Les brimades sont également plus acceptées en Asie où les individus sont au service de l’intérêt général.
Selon l’enquête, les brimades au travail pourraient payer même si cette pratique n’a pas que des avantages. En effet, dans des cas extrêmes, cela peut causer des traumatismes physiques.
Les employés malmenés peuvent se sentir piégés, ce qui peut avoir pour conséquence un état d’anxiété, de dépression et même des pensées suicidaires. L’étude révèle que le grand nombre de patrons en Asie, comme à Hong Kong et à Taiwan, montre que les employés sont plus enclins à accepter qu’ils soient malmenés. Le nombre d’employés malmenés aux États-Unis équivaut à celui de l’Asie mais les employés nord-américains sont plus susceptibles de souffrir de leurs patrons oppressants étant donné que leur culture prône l’égalité et l’équité.
L’étude a été réalisée parmi 1 484 anciens étudiants et étudiants de MBA dans quatorze pays différents. Les participants avaient tous un emploi de bureau et leur niveau d’étude était plus ou moins le même. Étant donné la constance des variantes, les chercheurs ont été capables de dégager des différences apparentes concernant l’acceptation des brimades selon les pays.

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Cette chronique a été rédigée par Culture Vulture et traduite par Leïa Bourreau pour l'agence de traduction Kwintessential Ltd.

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