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Zalix
authentifie les échanges grâce à la signature
électronique
"Sécuriser
une transaction en la cryptant ou en authentifiant les interlocuteurs
avec un code ou un mot de passe, ce n'est pas suffisant",
affirme Laurent Saada, pdg et co-fondateur de la jeune start-up
Zalix spécialisée
dans la biométrie. En effet, comment garantir l'identité
de
la personne qui se trouve aux commandes d'un PC ? Ce problème
peut être résolu aujourd'hui grâce aux
techniques de biométrie. Principalement utilisée
pour le contrôle d'accès aux locaux (reconnaissance
faciale, forme de la main, etc.) ou encore pour la sécurité
logique (accès à un poste de travail ou à
des fichiers informatiques principalement par reconnaissance
d'empreintes digitales), la biométrie s'étend
désormais à l'authentification de signature
électronique.
C'est
précisément sur ce terrain que Zalix cherche
à se positionner désormais (outre ses dispositifs
d'accès aux locaux et sa souris biométrique).
Zalix a développé pendant près d'un an
avec une équipe d'environ 15 personnes une solution
d'authentification de la signature électronique, Identi'sign,
lors des échanges Internet, Intranet ou Extranet. La
solution repose sur l'utilisation d'une tablette graphique
Wacom
ou d'un Palm Pilot et du logiciel PenFlow (logiciel de reconnaissance
d'écriture édité par la société
israelienne
WonderNet). L'utilisateur devra reproduire à l'aide
d'un stylet sa signature qui sera enregistrée par le
logiciel et procèdera à son analyse. Plus de
100 paramètres sont pris en compte par le logiciel
: pression du stylo, la rapidité d'exécution,
l'inclinaison du stylo, etc.
Les utilisateurs auront au préalable enregistré
le profil de leur signature (trois signatures sont requises
pour l'enregistrement), qui une fois crypté, est stocké
dans une base de données. Lors de la saisie dynamique
de la signature sur la tablette, le logiciel envoie l'information
au serveur Web hébergé chez Zalix pour authentification.
Celui-ci extrait le profil de la base, le décrypte
puis le compare à la signature à valider avant
de renvoyer un avis favorable ou non. A noter qu'une signature
à l'identique de celle stockée dans la base
sera rejetée car "personne ne peut signer deux
fois de la même manière."
Zalix
se charge de développer les applications correspondant
à l'usage de la reconnaissance de la signature (instructions
concernant le type de document destinés à recevoir
le signature, par exemple pour une banque il s'agira d'un
contrat). "Cette technologie permet d'aller plus loin
que l'authentification par empreinte digitale (restreinte
à l'ouverture d'une session). Elle permet notamment
de sécuriser l'échange de documents. On pourrait
même imaginer ce système couplé à
des dipositifs de paiement sécurisé tels que
CyberComm pour authentifier la personne qui tape son code",
estime Laurent Saada.
Plusieurs modes de commercialisation sont envisageables :
selon le nombre de signatures authentifiées, forfait
annuel ou mensuel, fourniture du code source du logiciel si
le client souhaite développer son propre serveur et
ses propres applications. Des acteurs de l'industrie chimique
et pétrolière sont intéressés
par cette technologie pour sécuriser les échanges
de documents confidentiels via Intranet. "Le dispositif
répond aux exigences énoncées par la
loi du 29/02 (article 1316-1), portant adaptation du droit
de la preuve aux technologies de l'information, et relative
à la signature électronique", assure Laurent
Saada. A
savoir la certitude de l'identité des interlocuteurs,
l'intégrité du document (pas d'altération
subie en cours de transmission : message d'alerte si cela
survient), l'assurance que l'émetteur ou le destinataire
ne puissent pas nier l'envoi et la réception du document
(grâce à la signature numérisée
et le fait que le destinataire doive s'identifier pour lire
le document)." [Alexandra
Bissé, JD Net]
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