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Avec le développement de la mobilité et du client léger
en entreprise, les services Web intéressent les éditeurs
de système d'information géographique pour adresser
de nouveaux besoins : calculs d'itinéraires, localisation
de personnes ou d'objets, suivi et gestion de flottes et recherche
de proximité. Les domaines d'applications touchent
donc à la fois le marché de l'entreprise (B-to-B)
et les particuliers (B-to-C).
"Historiquement, le marché des SIG est détenu par des éditeurs
classiques dont le métier est le logiciel en boite,
les bases de données cartographiques étant distribuées à côté.
Nous avons une approche différente, en hébergeant
le service du client et en fournissant un service de connexion
à la demande. L'interface peut aussi être relookée
au besoin pour un intranet", indique Ludovic Broquereau,
vice-président marketing chez Maporama.
L'enjeu pour un SIG Web consiste à proposer une base la plus standardisée possible pour minimiser voire supprimer le besoin d'adaptation du produit. Des économies nécessaires pour proposer sa solution à un tarif réduit, ou gratuitement.
Schéma d'architecture Web sous le logiciel GeoConcept
"Nous sommes confrontés à des opérationnels qui raisonnent à la semaine, alors que les projets de SIG mettent généralement plusieurs mois à se mettre en place. Le mode client Web bouscule cette échelle de temps. Le marketing veut un produit à consommer tout de suite, plutôt que notre propre base de données. Il préfère y accéder à distance, en important les données qui l'intéressent ou en travaillant directement en ligne", note Eric Lanzi, PDG de l'éditeur GeoConcept.
L'autre atout d'Internet consiste à pouvoir faire remonter de l'information de la périphérie de l'entreprise vers le centre, par exemple en collectant de l'information de sites géographiquement distants par email à travers une solution de gestion de contenu (CMS). Les sociétés de services ont ainsi développé des librairies de fonctions géographiques qu'il est possible soit d'appeler à distance, soit d'intégrer dans son système d'information.
Mais attention, si le Web a de nombreuses vertus, il ne remplacera pas de sitôt le marché du logiciel en boîte qui fait valoir d'autres valeurs.
"Il ne faut pas se leurrer, Google Earth est un logiciel sympathique mais sans valeur. On consulte une fois sa maison, peut être son lieu de vacances mais on y revient plus après ou alors dans 1 an. La valeur n'est pas seulement dans l'accessibilité d'un produit, mais dans son utilisation pour un but précis. Je pense qu'il faut partir du Web, de son accessibilité et de sa simplicité pour construire des applications métiers spécifiques", ajoute Rodolphe Aymard (Itelios).
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