Moteur de recherche vs. référencement naturel : quel modèle économique ?

L'évolution des moteurs de recherche suit un modèle semblable à beaucoup d'industries. Il entraîne dans son sillage le secteur du référencement, et ses intervenants.

A eux deux en effet,  ils forment un système complexe et interdépendant où chaque action de l'un génère une réaction de l'autre. Aujourd'hui, le changement de paradigme est là, retour sur l'évolution des moteurs, et donc l'évolution du modèle économique Web.

Qu’est ce qu’un moteur de recherche ?

Un système d’exploitation algorithmique qui permet d’effectuer une recherche sur le web !! ou un vecteur de maturité du marché du numérique !!.

Au départ le "MdR" devait permettre à l’internaute d’ouvrir la page du moteur et en y inscrivant des mots, ses mots, d’obtenir un résultat qui devrait correspondre à sa recherche. S’ouvrait alors devant ses yeux émerveillés une suite de sites Internet dans laquelle il pouvait faire son tri et récupérer ce qui l’intéressait le plus. Cette technique permettait à l’internaute d’atteindre un résultat en catégorisant sa méthode lexicale : par exemple je cherche un hôtel pour coucher à Lyon, je mentalise « hôtel 5 étoiles à Lyon » et je compose sur mon ordinateur « hôtel pas cher Lyon » parce que finalement je n’ai pas les moyens de faire autrement et presque immédiatement je visualise une page web sur laquelle s’affiche les sites des hôtels pas cher de Lyon.

Le premier jour : Le moteur de recherche fût

Le MdR n’est pas venu tout seul sur le web, même si aujourd’hui il parait tellement naturel que nous avons tous l’impression qu’il est arrivé en même temps que le web. Il est le résultat d’un constat concret : comment trouve-t-on ce que l’on cherche sur le web parmi la multitude ? Et le moteur de recherche fut !!
Première automatisation grandeur planétaire de la recherche par catégories de mots. Car il ne faut pas se tromper, c’est une véritable automatisation qui permet de cibler des mots écrits par l’internaute, de faire un tri automatique parmi des milliards de données stockées dans les bases pour rendre visuel uniquement le résultat de la recherche effectuée. Finalement, au lieu de mettre une semaine à trouver ce qu’il cherche, l’internaute atteindra en, une seconde, son objectif, le robot du MdR ayant fait, pour lui, le travail de recherche et de tri à la vitesse de la lumière.

Le deuxième jour : les référenceurs apparurent

Superbe innovation ; la réussite du robot Google ne peut tromper personne à ce sujet. Seulement, voilà, une contrainte technique s’est rapidement fait jour : l’écran de l’ordinateur permettant de visualiser la recherche web. Cet écran reste relativement petit et étroit ce qui fait que nous ne pouvons voir qu’une dizaine de résultats par page. On assiste donc à une démultiplication des pages qui recouvrent la totalité de la recherche effectuée. Là est le hic, car les sites e.commerçants, et les autres, souhaitent absolument être visibles dans les toutes premières pages ayant vite compris que 75 % des internautes vont rarement au-delà de la cinquième page. Il s’agissait donc d’étudier attentivement le comportement du moteur de recherche afin de proposer aux sites la possibilité de se maintenir en bonne position dans le classement des ces pages. Et le référenceur fut !!

Référenceur vs. Moteur

Le MdR qui a pour objectif de rendre service à l’internaute qui souhaite effectuer une recherche, est devenu aussi et de facto un MdP, un moteur de positionnement, pour tous ceux qui on un intérêt à être sur le Web et, ce, en bonne position.
Le référenceur s’évertue, jour après jour, à étudier le comportement du moteur de recherche afin de suivre ses mouvements et modifications pour permettre d’offrir la possibilité d’une bonne visibilité à ses clients sur le web, en modifiant manuellement ses sites clients pour qu’ils collent le mieux possible et le plus efficacement possible à l’algorithme du MdR ; ce que l’on appelle communément le référencement naturel. Mais, voilà, ce n’est pas aussi simple !! Le MdR comprenant qu’il est aussi un MdP cherche en permanence à repousser les limites d’actions du référenceur pour permettre un turn over des positionnements des sites internet : mots clés, balisage, analyse sémantique, analyse de contenu, audits divers et variés, etc., la chaine des contraintes s’allonge de jour en jour. Le référenceur se trouve donc comprimé dans un espace de plus en plus étroit, dessiné entre la gestion de son coût horaire qui augmente en fonction des difficultés proposées par l’évolution du web et de l’algorithme du MdR et son obligation de e.formation continue que ce soit par un apprentissage formel ou par le biais d’une adaptation forcée à son environnement.

Nouveau paradigme du référencement

Le MdR et le référenceur, évoluent dans trois environnements ; un environnement général (la vie économique nationale et internationale) ; un environnement spécifique (le web) ; un environnement interne (les spécificités de l’algorithme).

Un environnement économique général délétère et difficile qui induit une adaptation immédiate au marché par une réduction des coûts de revient et par conséquent des coûts offerts aux clients ; le MdR et le référenceur se trouvent donc, de facto, placés dans le cadre d’une démocratisation des utilisateurs (élargissement de l’assiette des utilisateurs) et donc en face d’une politique d’offre à coûts réduits. Cette situation, en termes d’économie de marché et d’évolution de la maturité de ce marché est considérée comme un passage de seuil. Le coût humain devient trop important par rapport à l’offre de coûts que le marché est capable d’accepter.
La seule solution apparait dans la réduction de ce coût humain en effectuant un saut de gain de productivité. C’est ainsi que nous arrivons à une nouvelle phase d’automatisation du référencement pour réduire l’impact horaire du coût humain, et par conséquent augmenter sa capacité à référencer plus de clients pour la même valeur horaire. La marge ainsi confortée, sera le résultat du gain de productivité.
Si l’on prend pour exemple un coût horaire de référencement naturel de 200 € pour 5 clients ; on sera a même de facturer chaque client 40 €. Si la décision d’automatiser le référencement pour 50% de son poids dans les coûts horaire est prise, 10 clients pourront être traités de cette manière en étant facturer 25 € ; générant un chiffre d’affaire de 250 €. Le gain de productivité a été réalisé par adaptation à un marché qui demande une baisse des prix et la marge est confortée.

Un environnement du Web qui apporte ces nouveautés tous les deux ou trois mois et qui pousse le marché vers un élargissement de son assiette d’utilisateurs en proposant du neuf et de l’utile (le fun est un outil utile pour l’humain) au coût le plus bas possible, habituant ce même utilisateur à une utilisation et un résultat rapide, en temps réel ainsi qu’au ressenti d’un usage automatique masquant l’intervention humaine.

Il n’y a rien, ici, de nouveau dans ce modèle économique qui, somme toute, suit le chemin d’évolution de l’ensemble des industries. Que l’on reprenne, l’automobile, le train ou l’avion, pour ne parler que de ces industries, l’industrie du numérique ne déroge pas à la règle ni aux principes d’évolution de la maturité d’un marché qu’il soit virtuel ou non. L’automation et l’automatisation sont les outils d’acquisition de maturité des marchés. Le MdR a permis à 2,5 milliards d’internautes de se connecter ; l’automobile est née !! ; L’automatisation du référencement va promouvoir la démocratisation de son usage ; la voiture pour tous arrive !!

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