Big data & Open data sont très présents dans les discours. Mais dans la réalité ?

Au-delà de tous les effets de marketing, relayés par les différents éditeurs pour la promotion de leurs solutions, le déploiement du Big Data dans les SI reste indéniablement un vrai défi à la fois technologique et organisationnel.

Quant aux nouvelles possibilités offertes par les données Open data, elles ne font bien évidement que mettre plus en exergue ces  contraintes potentielles.

Quels défis pour quels gains espérés ?

Et quels usages pour quelles valeurs-ajoutées ?La crise est toujours là, certes, mais la réalité des besoins aussi ! Avec pour la deuxième année consécutive le décisionnel au sommet des préoccupations DSI, c’est toujours bien de le rappeler dans le climat économique actuel, ainsi que les transformations inéluctables du marché bien engagées, chiffres à l’appui : 48 %* de taux de croisement des données produites sur le marché, 62 %** des informations créées sous formes numériques non-structurées*** et déjà 93 % des services marketing qui utilisent bel et bien les réseaux sociaux pour des fins de business.

Dans ce contexte-là, le Big data, essentiellement mis en exergue ces dernières années par la masse exponentielle des données structurées et non structurées générées par le Web et média sociaux, constitue un atout de taille pour ces mines d’informations que les services Marketing et commerciaux s’arrachent. L’émergence des outils de Social Media Analytics sont la preuve vivante de cet engouement, un créneau sur lequel les géants du web ont bien commencé à se positionner (Google Analytics, Facebook Wisemetrics). Néanmoins, un Gap analyses existe toujours entre les architectures actuelles au sein des entreprises et les discours ou ambitions Big data affichées, souvent en décalage. En effet, les besoins d’analyse en temps réel, d’exploitation de données volumineuses structurées et non structurées ainsi que le BI actionnable imposent aux DSI des architectures applicatives et des infrastructures d’un niveau d’exigence qui peut parfois paraître assez élevé.
Un pas que tout le monde n’est pas en mesure d’accomplir - du moins dans son intégralité - dans l’immédiat. Car c’est un axe d’évolution qui reste à réfléchir dans une stratégie de gouvernance globale afin de pouvoir se positionner en leader de son marché de demain. C'est tout l’enjeu, et cela passe forcément par la capacité à pouvoir croiser le maximum de données internes et externes au SI de l’entreprise afin d’en extraire les meilleurs éléments de décision.

L’open data reste un terrain d’expressions commerciales fertile et complètement ouvert

Les cas d’usages les plus intuitifs à cela restent les cartographies de marchés (répartition d’activités ou de populations de clients par zone géographique) et dont le site « ouestmarches.com » est un bon exemple d’illustration. Mais d’autres approches plus hétérodoxes ont fait leurs apparitions, comme l’exemple démonstrateur du site «homengo.com/immobilier » où les éléments de décision extraits des données open source sont mis entre les mains des clients finaux, avec l’ultime objectif de maximiser la valeur ajoutée du service offert, ainsi que l’apport d’un réel élément différenciateur face à la concurrence ardue du marché.
Bien d’autres horizons et perspectives de services à développer autour de l’open data restent encore à explorer pour le grand bonheur d’un Business Intelligent !

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* Selon Étude IDC,
** Selon Étude Université d’Oxford. UK,
*** Documents et autres ressources non structurées, manipulés par les systèmes de gestion de contenu

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