Une journée dans la peau de James Bond : les DSI sont les nouveaux agents "double 0"

De nombreux DSI rencontrent des freins lorsqu’ils abordent une mission de transformation numérique. Le point sur les étapes d’une transformation numérique réussie.

Après avoir enfin réussi à voir Spectre, le dernier James Bond, je me suis dit : « Cet homme peut nous apprendre énormément de choses ». Et je ne parle pas ici d'escalader des buildings ou de se suspendre au patin d'un hélicoptère avec classe dans un costume de marque… James Bond peut aussi nous en apprendre beaucoup sur la transformation numérique.

On peut relever beaucoup de similitudes entre la vie d'un Directeur des systèmes d'information (DSI) ou d'un Directeur de la technologie et celle de notre agent secret préféré. Vous pensez que je rêve ? Si vous le permettez, je vais développer.

Si la passion de Bond pour les gadgets dernier cri et les voitures sportives le place souvent dans des situations délicates, au bout du compte, elle l’aide aussi à se sortir des pires situations. James Bond entretient en quelque sorte une relation amour-haine avec la technologie, et je pense que c'est aussi le cas de bien des DSI.

Dans Spectre, on découvre qu'un super méchant tout-puissant a conçu un plan diabolique qui a ruiné toutes les chances de James Bond de connaître l'amour et le bonheur pendant plusieurs années. Bond parvient à réduire les efforts de son ennemi à néant en utilisant toutes ses compétences et tous les outils à sa disposition.

De bien des manières, les DSI connaissent un scénario similaire quand ils s'attellent à leur mission de transformation numérique. Ils sont confrontés aux mêmes inhibiteurs, dont la plupart sont le fruit d'investissements ou de décisions technologiques antérieurs qui paraissaient pleins de bon sens à l'époque. Malheureusement, ces technologies s'avèrent être l'équivalent des antihéros d'autrefois et elles empêchent souvent les entreprises d'aller de l'avant.

Comme James Bond, les DSI peuvent trouver le bonheur en allant vers l'entreprise numérique. En identifiant ces inhibiteurs et en attaquant leurs défis professionnels à la racine, ils peuvent affronter leurs démons technologiques une bonne fois pour toutes afin de progresser et d'ouvrir un nouveau chapitre passionnant de leurs aventures. Si je pouvais passer une journée dans la peau de James Bond, voici quelle serait ma mission :

Le cloisonnement de l'information nuit au partage des informations entre les services, ce qui empêche d'offrir aux clients l'expérience qu'ils attendent aujourd'hui : Le cloisonnement de l'information ne permet d'obtenir qu'une vision fragmentaire du client, ce qui porte préjudice aux services et rend l'entreprise aveugle aux opportunités de vente croisée ou de montée en gamme. Pouvez-vous concevoir que James Bond n'ait pas accès à toutes les données et tous les renseignements des services secrets ? C'est au contraire ce qui lui permet d'élaborer sa stratégie et les DSI doivent absolument suivre cette voie en mettant fin aux cloisonnements d'informations inutiles en interne.

La mobilité doit être au cœur de toute stratégie commerciale : James Bond a toujours tiré parti du mobile. Dès le premier film, James Bond contre Dr No, il utilise un transmetteur haute fréquence. De la même manière, les DSI qui n'ont pas donné la priorité au mobile se rendent vite compte qu'ils perdent de vue leur mission et qu'ils ont du mal à rester en phase avec les événements.

Les processus manuels empêchent les entreprises de tirer pleinement profit de leurs autres investissements : Si le back-office ne fonctionne pas automatiquement, les DSI doivent déployer en permanence d'importantes ressources pour relier mécaniquement entre eux les processus qui servent à toute l'entreprise. Pensez-vous que si Q n'était pas là pour tout automatiser et s'assurer qu'à l'arrière, tout se passe sans anicroche, Bond serait capable d'utiliser tous ses gadgets aussi efficacement ? De la même manière, le DSI doit s'assurer que le back-office soit automatisé afin que l'entreprise n'ait plus qu'à utiliser les technologies de manière innovante pour décrocher de nouveaux avantages compétitifs.

Les systèmes monolithiques doivent être mis à niveau : les gros investissements préservés pendant trop longtemps posent souvent un préjudice important aux objectifs modernes de l'entreprise et créent deux problèmes principaux. Premièrement, leur préservation consomme une quantité colossale de temps et d'énergie, ce qui laisse peu de marge de manœuvre pour investir dans de véritables innovations qui seraient le moteur de la transformation numérique. Ensuite, essayer de moderniser des systèmes monolithiques revient à peu près au même que d'essayer de donner une deuxième jeunesse à sa voiture en changeant les ailerons alors qu'en réalité il faudrait ouvrir le capot et changer le moteur.

Il ne fait aucun doute que James Bond a toujours conduit des voitures dernier cri, pourrions-nous nous attendre à ce qu'il remporte une course-poursuite effrénée au volant de la Sunbeam Alpine Series II originale du film James Bond contre Dr No ? C'est sûr, elle ne manque pas de classe et elle vous emmènera sans problème du point A au point B, mais elle ne pourrait pas tenir la distance face aux grosses cylindrées d'aujourd'hui.

La cybersécurité est fondamentale : Dans le dernier volet, James Bond affronte un « cyberméchant » qui veut remplacer les agents « double 0 » par la cybersécurité. La cybersécurité reste aux avant-postes de la stratégie commerciale et de la prise de décisions relatives à la technologie des entreprises modernes. Pour les entreprises en phase de transformation numérique, la première étape de la création d'une stratégie de sécurité numérique consiste à déterminer précisément les informations susceptibles d'intéresser les pirates informatiques. À ce titre, c'est le DSI qui est le mieux placé pour définir une stratégie de A à Z.

 

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