La ruée vers l’or des réseaux de campus

Concernant les réseaux, il existe des gisements prometteurs à explorer pour les revendeurs, et les environnements de campus sont sans doute parmi les plus intéressants... Explications.

A la lecture des articles sur les nouvelles technologies, on pourrait penser que dans le monde des réseaux la seule mine d’or est le datacenter. C’est certainement là où se concentrent les développements les plus excitants. Les datacenters sont aussi, indéniablement, potentiellement ultra lucratifs pour les sociétés spécialistes des réseaux qui remportent des contrats.

Mais concernant les réseaux, il existe certainement des gisements prometteurs à explorer pour les revendeurs, et les environnements de campus sont sans doute les plus intéressants.

Depuis quelque temps, le campus est défavorisé par rapport au datacenter, tant en termes de complexité technique que de rentabilité. Le marché des réseaux de campus dans la zone EMEA pèse des milliards d’euros. Ceux qui n’ont pas exploré cette veine lucrative devraient revoir leur raisonnement.

Evolution des environnements de campus

Pour comprendre l’ampleur de cette opportunité, voyons comment les environnements de campus ont évolué ces dernières années. La plupart des grandes entreprises aujourd’hui, des universités aux hôpitaux, des banques aux groupes pharmaceutiques, disposent d’environnements de campus. Mais ces grandes entreprises sont rejointes par une nouvelle cohorte d’organisations qui déploient de grands réseaux de campus. Il n’est pas inhabituel, par exemple, qu’une école du secondaire déploie une infrastructure réseau estimée à plusieurs centaines de milliers d’euros tandis que de petites écoles primaires implémentent des solutions LAN sans fil.

Une opportunité pour les revendeurs

L’opportunité pour les revendeurs informatiques ne réside pas seulement dans la prolifération des réseaux de campus, mais aussi dans les compétences que ces environnements requièrent. Pour le datacenter, les facteurs clés sont les ressources, les performances, le management et la sécurité ; pour les réseaux de campus, le défi consiste à assurer la mobilité des individus et des terminaux et à gérer les questions complexes de sécurité, de gestion des accès et de surveillance pour comprendre qui est sur le réseau, où exactement, quels sont les appareils utilisés et ce qu’ils font.

Vient s’ajouter à cela la perception croissante du Wi-Fi comme d’un service public, doublée de la demande de communications unifiées, ce qui suppose d’avoir recours aux compétences de spécialistes et à des outils que les acteurs de la distribution informatique sont idéalement placés pour délivrer.

Pour profiter du boom des réseaux de campus, les revendeurs doivent maîtriser parfaitement les différences entre architectures de campus et datacenter. Les schémas du trafic dans l’environnement de campus restent inchangés, nord-sud versus est-ouest dans le datacenter. Il y  a aussi une volonté de simplification, d’automatisation, de capacité d’évolution sur les cœurs de réseaux et dans certains cas, la couche d’accès est basée intégralement sur le WALN, ce qui réduit le coût globale de de l’infrastructure.

Opportunité peu médiatisée

Je dirais que des tendances comme celles du campus sont aussi prometteuses et optimistes que celles du datacenter, même si elles ne sont pas aussi médiatisées. La question est de savoir si le Channel a la volonté et l’expertise de se saisir de l’opportunité qui se présente, et de fournir le kit et les conseils nécessaires pour mettre en œuvre des réseaux de campus modernes et adaptés.

Un réseau de campus efficace débute toujours par une technologie Ethernet hautes  performances de laquelle tout dépend. Le 10 Gigabit Ethernet (GbE) est devenu le standard de facto mais l’avenir sera plutôt de l’ordre du 50 voire du 100GbE.

Les outils d’administration réseau, qui permettent une gestion des réseaux filaires et sans fils sur une seule plateforme, sont un autre composant essentiel et une formidable opportunité pour le Channel : c’est incroyable le nombre d’organisations qui déploient des réseaux complexes quasiment sans capacités d’administration. La consommation d’énergie est un aspect que les réseaux de campus commencent à partager avec le datacenter : les coûts d’alimentation des switches dans les grands environnements de campus peuvent être astronomiques, et les revendeurs peuvent aider les organisations à réduire nettement ces coûts en leur recommandant des switches nettement moins consommateurs d’énergie.

De plus en plus dur de rivaliser sur le marché du datacenter

De très nombreux revendeurs ont les capacités de satisfaire la demande croissante de réseaux de campus ; mais pour le moment, la grande majorité d’entre eux se focalise sur le datacenter. Il n’y a rien de mal à ça, bien entendu, mais le marché du datacenter est si compétitif et dominé par de très gros fournisseurs qu’il est de plus en plus difficile pour les partenaires d’espérer rivaliser et trouver de l’or.

Outre leur intérêt pour le datacenter, les acteurs du Channel devraient envisager toutes nouvelles opportunités leur permettant de se positionner sur de nouveaux marchés et de diversifier leurs sources de profits. S’ils s’y intéressent, ils verront que les réseaux de campus sont de vraies mines d’or.

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