Data center : 3 tendances pour se renouveler

Le cloud offre des avantages financiers attractifs comparé aux data centers. Pour faire face à la migration massive vers un cloud public, ces derniers n’ont donc pas d’autre choix que de se renouveler.

#1 Le cloud public : le (mauvais) réflexe

Aujourd’hui, les clients des data centers n’attendent plus le conseil de leurs revendeurs pour s’orienter vers le cloud public. L’attrait d’infrastructures plus simples les pousse à se diriger vers les services d’hébergement d’Amazon et de Microsoft. En sous-traitant, les entreprises bénéficient des avantages du cloud : déléguer la gestion des machines, de l’environnement et du datacenter à un acteur tiers leur permet de ne plus investir dans un matériel IT qui leur est propre et qu’il leur faut entretenir. 

Séduites par une infrastructure simple et fonctionnelle à tout moment, les entreprises peuvent vite déchanter. En effet, si les tarifs sont intéressants au premier abord, ils le sont beaucoup moins sur le long terme : plus l’entreprise reste dans le cloud, plus elle croît, plus le coût d’hébergement s’élève. Après 3 ou 5 ans, celui-ci atteint le double du prix d’une infrastructure propre à l’entreprise qui mobiliserait pourtant un coût humain supplémentaire. Les entreprises migrent d’un hébergement interne vers un cloud public pour avoir accès à une formule qui leur demande moins de gestion. Pourtant il leur est tout à fait possible de reproduire la simplicité d’un cloud public à domicile. 

#2 Software Defined Storage : le stockage nouvelle génération ? 

Le stockage s’est toujours défini par des solutions matérielles et la plupart des problématiques qui y sont liées se soldent par l’achat de nouveaux composants. Les solutions de stockage proposées sont vite devenues des environnements épars, hétérogènes et difficiles à gérer. Les tendances technologiques de ces dernières années accélèrent ce phénomène : réseaux sociaux, mobilité, cloud, big data – le taux d’informations à héberger devient colossale. En parallèle, la solution « software defined » centralise l’ensemble des espaces de stockage physiques et virtuels sur une ressource unique : un logiciel permettant de contrôler les environnements facilement. 

En pratique, cela revient à proposer une infrastructure hébergée au sein de l’entreprise, fondée sur des fonctionnalités logicielles et du matériel simple. Des cartes mères, des microprocesseurs, de la RAM et du stockage : cela n’engage pas de connaissances techniques poussées. Il suffit d’assembler des briques rendues intelligentes par le logiciel. Solutions destinées aux applications, à la sauvegarde de données, au réseau… : toutes les actions sont possibles, et toutes sont gérées par un logiciel adapté qui permet notamment aux entreprises de s’affranchir de la maintenance du matériel propre aux architectures traditionnelles. Plus besoin de changer les machines : avec le software defined, on se contente de mettre à jour l’intelligence logicielle pour avoir accès à de nouvelles fonctionnalités. 

En ce sens, on rejoint le fonctionnement d’un cloud public. Les entreprises n’ont plus à déléguer la gestion de l’infrastructure, puisqu’elles n’ont plus à la gérer. Cette tendance se dirige vers le « tout software defined » : SD-DataCenter, SD-Backup, SD-Network… La gouvernance des logiciels est en marche. 

#3 Le cloud hybride 

Si la solution hybride n’est pas intéressante sur le long terme, elle l’est à court terme. Elle se positionne comme un outil complémentaire pour des entreprises qui reposent sur une offre de cloud interne, mais qui ont besoin de s’adapter aux pics d’utilisation et de déborder dans le cloud public en cas de nécessité. Les entreprises peuvent ainsi bénéficier de tous les avantages d’un cloud privé et de tous les avantages d’un cloud public en passant par des outils d’exploitation sans engager les frais supplémentaires exigés par le cloud public. 

Pendant longtemps, les infrastructures ont été complexes, poussant les entreprises à déléguer et à chercher la simplicité dans le cloud public. Elles favorisent aujourd’hui les solutions internes et simplifiées qui leur permettent également d’orchestrer leur datacenter facilement à travers des API natives. La tendance croît de plus en plus : on préfère consommer de manière simple, quitte à ne pas savoir comment cela fonctionne. Comme si, finalement, les datacenters devenaient peu à peu d’énormes smartphones.

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