Entre data scientists et stratèges : comment rendre aux DAF leurs lettres de noblesse ?

Loin de leur rôle stratégique de conseillers, les DAF, sous équipés, réalisent encore manuellement de nombreuses opérations de contrôle de données. Une situation intenable au regard du besoin d’agilité des entreprises.

Face à la pression réglementaire et à la complexité croissante de tout l’écosystème déclaratif financier, FSN et Workday ont mené l’enquête auprès de près de 1 000 décideurs financiers au sein de 23 secteurs d’activités différents. Le constat de cette étude intitulée « The Future of Financial reporting » (2017) est éloquent : les directeurs financiers confient leurs grandes difficultés à répondre aux exigences des rapports financiers réclamés par les établissements de contrôles extérieurs.

Une pression qu’ils subissent également en interne : la direction générale et les actionnaires attendent d’eux des données financières claires et porteuses d’informations pour définir les orientations stratégiques de l’entreprise. Or aujourd’hui la majorité des directeurs financiers reconnaissent s’appuyer sur des outils et des processus de reporting financiers obsolètes pour produire leurs rapports financiers. Résultat : les données produites sont insuffisantes et manquent de fiabilité. 

Dépassés par l’explosion des données, les DAF contraints de mettre les mains dans le cambouis !

Selon cette étude de l’institut FSN, 53% des responsables financiers confient réaliser la vérification et la mise à jour des rapports financiers manuellement et une majorité d’entre eux se plaint de devoir gérer un nombre colossal de feuilles de calculs les obligeant à passer des nuits entières à manipuler des données.  Par ailleurs, 43 % de ces responsables ignorent même le nombre exact de feuilles de calcul utilisées au sein de leur organisation tant il est important. Or, plus le volume de feuilles de calcul est grand, plus l’entreprise souffre d’un manque d’agilité et de réactivité pour réagir face aux pressions concurrentielles et à l'évolution du marché. Ils sont d’ailleurs 54% à reconnaître qu’ils ne peuvent rapidement intégrer des changements dans les besoins d’informations.

Le DAF, un ‘data scientist’ au service d’une entreprise plus agile…

Face à toutes ces problématiques nuisibles à la performance de l’entreprise, les DAF doivent déployer de nouveaux outils et process afin de gagner en productivité et en fiabilité. Tout d’abord ils doivent mettre en place un environnement unifié via un CPM "Corporate Performance Management" ("gestion globale de la performance de l’entreprise") dont la vocation est de regrouper les processus de reporting financier au sein d’un environnement unique et centralisé. Utilisé comme référentiel central, il agrège toutes les données financières issues des diverses bases de données dispersées dans l’entreprise et d’informations issues de l’extérieur – IoT, réseaux sociaux, open data, ventes, données clients…-, et produit tous les indicateurs nécessaires au pilotage de la performance de l’entreprise. Avec des données proliférant de façon exponentielle, les organisations ont besoin d'un lieu de stockage central.

…et chef d’orchestre de collaborateurs plus autonomes

Mais une telle solution est intéressante si elle est accessible aux gestionnaires financiers. En effet, disponible en libre-service, les professionnels peuvent, directement sur la plateforme et en temps réel, enrichir, corriger, contrôler et manipuler les données. Tout utilisateur autorisé peut ainsi travailler la donnée financière et en extraire toute l’information nécessaire à la réalisation de reporting financiers utiles à l’entreprise.

Toutefois l’accès en libre-service ne peut fonctionner que s’il est construit autour d’un processus contrôlé, sécurisé, transparent et efficace. Une telle démarche doit donc s’accompagner d’une réflexion poussée sur la gouvernance de la donnée financière.  Le DAF doit définir une hiérarchie de la donnée et un processus de workflow à partir duquel les gestionnaires habilités ont le droit d’intervenir sur la donnée. Grâce au libre-service les utilisateurs enrichissent la donnée et produisent des indicateurs riches en information.

Automatiser la production de données pour réinvestir l’analyse stratégique

En mettant en place une plateforme en libre-service, les gestionnaires de la finance réduisent les opérations de contrôle, de saisie, de nettoyage de données et assurent la livraison des rapports financiers fiables en temps et en heure. En s’affranchissant d’opérations très chronophages, ils se libèrent du temps pour réaliser des taches à plus fortes valeurs ajoutées comme celles de produire des indicateurs performants pour soutenir l’aide à la décision.

Si une telle stratégie nécessite des investissements financiers, il existe aujourd’hui des solutions disponibles dans le Cloud, facturées à l’utilisateur et comptabilisées en dépenses d’exploitation (OPEX). Par ailleurs les bénéfices sont tangibles : gains de temps, rapports financiers fiables, évolutifs, riches en information.

Coincés entre l’optimisation des processus, la réduction des dépenses et des effectifs, les exigences réglementaires et les attentes croissantes des directions générales et actionnaires en matière d’indicateurs, les DAF doivent standardiser et automatiser leurs processus.

En optant pour une telle stratégie, les DAF s’assurent des nuits plus sereines. 


    

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