Google Glass : comment ça marche

Google Glass : comment ça marche Plusieurs documents scientifiques, ou légaux, permettent de savoir concrètement comment vont fonctionner les Google Glass et les technologies qu'elles utilisent. Surprise : il y a en fait peu de composants véritablement révolutionnaires.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Google Glass ont attiré l'attention. Dernier projet issu du "X Lab" de Google, à qui l'on doit déjà les fascinantes voitures autonomes, cette technologie ajoute un écran en surimpression sur des verres de lunettes. Elle est bien évidemment connectée, et fait basculer celui qui porte ces Google Glass dans une réalité augmentée.

Plusieurs documents scientifiques, ou légaux, permettent de savoir concrètement comment vont fonctionner ces Google Glass et les technologies qu'elles utilisent. Elles reposent d'ailleurs sur de nombreux composants déjà bien connus, loin d'être totalement révolutionnaires.

Une connexion Wi-fi ou Bluetooth

Ainsi, certaines spécifications techniques ont été remises à la FCC (Federal Communications Commission), le gendarme américain des télécoms. Première information : le prototype, qui a été testé et approuvé par la FCC, ne disposait pas de connexion 3G (ou 4G). Il était cependant équipé d'un capteur Wi-fi (802.11 b/g), fourni par un acteur bien connu dans ce domaine : Broadcom.  

Ce prototype, qui correspond au modèle destiné aux développeurs et aux early adopters, bénéficie aussi du protocole Bluetooth 4.0 contre une très faible consommation d'énergie (Bluetooth 4.0 Low Energy ou BLE). De quoi faire interagir les Google Glass avec un smartphone Android par exemple.

D'ailleurs, certains voient avant tout les Google Glass comme un périphérique, bourré de capteurs et d'antennes, pour un terminal Android. Côté capteurs, gyromètre et accéléromètre seront aussi bien présents dans les Google Glass.

Une galaxie de logiciels qui dépasse l'écosystème de Google

Les connexions Wi-fi ou Bluetooth vont aussi permettre de connecter les Google Glass à tout l'éco-système de produits développés par Google : Google Maps, Google Traduction, Google Now, le moteur de recherche, Gmail et l'agenda maison. Mais aussi Google+, ses chats et sa visioconférence (Google Hangs Outs), puisque les Google Glass pourront aussi prendre des photos et filmer en HD (720p pour l'instant), et cela sans solliciter de geste de celui qui les porte, puisqu'elles pourront être commandées par la voix, et réagir à certains ordres.

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Les Google Glass © Google

En revanche, parmi les produits maison, aucune information encore sur de potentielles adaptations d'Adwords ou Google Analytics. Dans une prochaine version peut-être...

Il faudra aussi compter sur la créativité des développeurs, d'ores et déjà invités à imaginer le potentiel de l'outil et à l'enrichir via l'API Mirror dédiée et déjà présentée. Certains de leurs projets, plus ou moins effrayants, sont déjà connus : des applications pour reconnaître quelqu'un dans une foule ou dicter ses e-mails par exemple.

Son transmis par conduction osseuse

En revanche, le prototype de Google Glass révélé par la FCC ne présentait pas d'écouteurs ou aucun système de haut-parleur audio. Et pour cause : le son se transmettrait via un "élément vibrant", c'est-à-dire par conduction osseuse, permettant de faire convoyer le son sous forme de vibrations via les os du crâne, pour atteindre directement l'oreille interne du porteur. Une technologie qui est loin d'être nouvelle, puisque le compositeur Beethoven, atteint de surdité, utilisait déjà cette méthode d'écoute... Google a cependant récemment déposé un brevet concernant cette technologie associée aux accessoires connectés. Ce n'est d'ailleurs pas le seul brevet déposé par Google lié aux Google Glass.

Enfin, reste une question en suspens. Les Google Glass intègrent à la fois un écran qui s'affiche en surimpression sur leur verre, et une série de composants (pavé tactile...) portés par une des branches. Alors, comment un objet si petit peut contenir toutes ces technologies ?

La réponse révèle peut-être les innovations les plus importantes : elle se trouve dans le CV de l'un des responsables du projet. Il s'agit de Babak Parviz qui s'est fait recruter par Mountain View pour ses recherches sur les nanotechnologies. Dès 2008, il s'intéressait à la fusion de composants électroniques avec du verre ou du plastique. Et, deux ans plus tard, il aidait Microsoft à mettre au point des lentilles de contact aidant les diabétiques à surveiller leur glycémie sans piqure.

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