Crowdlending : 5 critères pour bien choisir sa plateforme

Des plateformes de crowdlending voient régulièrement le jour et il convient de bien réfléchir à celles pour lesquelles opter, que ce soit pour placer son épargne, ou faire financer son projet. Comment se repérer ?

Le crowdlending se distingue du crowdfunding en faisant appel aux prêts plutôt qu’aux dons : là où le crowdfunding propose aux particuliers d’investir en échange de cadeaux de toutes sortes (une pratique particulièrement en vigueur dans le domaine du cinéma, de la musique et de l’édition, ou encore du sport avec de la candidature de Paris aux JO 2024), les plateformes de financement participatif par le prêt leur proposent de récupérer leur investissement à terme, avec des intérêts en prime. Toutefois, comme pour tout investissement, cette opération n’est pas sans risque pour les financeurs. Des plateformes voient régulièrement le jour et il convient de bien réfléchir à celles pour lesquelles opter, que ce soit pour placer son épargne, ou faire financer son projet.

Comment se repérer ? Décryptage avec les 5 incontournables pour bien choisir sa plateforme de crowdlending.

1. Les partenariats

Les plateformes de financement participatif n’ont légalement pas le droit de collecter de l’argent et doivent passer par un système intermédiaire. A ce titre, les sites de crowdlending doivent impérativement faire des partenariats avec des sociétés réputées, garantes de leur fiabilité telles que S-Money ou Mango Pay par exemple.

2. La sélection des entreprises financées

Les plateformes de financement participatif possèdent chacune leurs critères, plus ou moins stricts, de sélection des PME en quête de fonds. Certaines d’entre elles vont limiter leur choix à des projets liés à une thématique précise : la culture, les arts, l’environnement, les nouvelles technologies, ou l’entrepreneuriat à proprement parler. D’autres préfèrent rester plus généralistes, mais, dans tous les cas, il convient d’examiner le taux de réussite de la catégorie de son projet.

Certaines plateformes, soucieuse de minimiser les risques pour les investisseurs, opèrent une sélection très rigoureuse, limitant le nombre de projets pour privilégier la qualité et la sécurité de chacun. D’autres préfèrent donner leur chance à un maximum de sociétés et, ainsi, offrent un vaste choix de projets aux financeurs potentiels. Parmi les méthodes de sélection, les plateformes peuvent se contenter d’une simple notation par une société tierce, d’autres pousseront l’analyse financière en consultant plusieurs années de comptes et les business plans.

3. L’accompagnement d’expert et le recouvrement

Les plateformes de crowdlending doivent offrir des gages de confiance aux investisseurs pour les inciter à prendre part aux projets divers mis à leur disposition. A ce titre, elles doivent disposer d’un service client capable d’accompagner les utilisateurs dans chaque étape, de l’inscription à l’investissement. Le service client a également pour mission de les aider à bien appréhender la fiscalité particulière liée à cette opération et de se tenir disponible pour répondre à l’ensemble de leurs questions. Dans les cas de faillite de la société, les plateformes peuvent faire appel à des sociétés de recouvrement. Il convient toutefois de noter que si les plateformes veillent à minimiser les risques de perte pour les financeurs, le risque zéro n’existe pas sauf s’il est assuré.

    4. Les taux d’intérêts

Chaque plateforme fixe ses propre taux d’intérêt. Dans certains cas, ce taux dépend de la durée du projet et des risques encourus par le financeur. D’autres plateformes préfèrent offrir davantage de liberté aux investisseurs en leur laissant la possibilité de choisir le taux, du moins jusqu’à un certain plafond. Cette méthode possède toutefois ses limites : le financeur n’ayant par les mêmes connaissances qu’un professionnel, il peut hésiter entre toutes les possibilités. Dans ce cas, il est conseillé d’opter pour une plateforme fixant elle-même les taux. En procédant ainsi, l’investisseur peut faire son choix parmi les différentes offres. En ce qui concerne la rémunération des plateformes, tout comme pour le crowdfunding classique, celles-ci récupèrent une commission sur chaque projet mené à bien, de l’ordre de 3% à 5% sur la somme empruntée. Les PME souhaitant passer par le crowdlending doivent donc tenir compte de ces frais dans leur prise de décision.

5. La connaissance du marché et la qualité de l’équipe dirigeante

Avant de choisir une plateforme de financement, il est indispensable d’examiner le marché et la réputation de chacune d’entre elles. Pour ce faire, leur présence et leur réactivité sur les réseaux sociaux, voire l’existence d’un blog d’actualité sur le financement participatif, s’imposent comme de bonnes bases pour juger de la notoriété et du sérieux d’un site. Une plateforme capable de fournir une expertise sur le marché de la finance et les dernières évolutions du monde de l’entreprise sera plus à même de bien analyser les besoins des emprunteurs et des financeurs. De même, les financeurs se sentiront d’autant plus à l’aise pour prendre part à un projet soutenu par une plateforme renommée pour son sérieux et son expérience du milieu.

Comme pour toute entreprise, l’équipe à la tête d’une société de crowdlending doit jouir d’une grande expérience professionnelle, notamment dans le domaine de la finance, et être experte des nouvelles technologies. L’équipe dirigeante doit se tenir constamment informée des évolutions du marché et compter parmi ses membres des experts en gestion de patrimoine et crédit aux entreprises. La motivation, l’écoute et la réactivité sont autant de qualités humaines nécessaires, tant pour conseiller les PME souhaitant emprunter que guider les financeurs vers des projets en phase avec leurs envies.

Réseaux sociaux / Motivation