Fintech : Yomoni lève 3,5 millions d'euros pour démocratiser la gestion d'actifs

Yomoni levée 3,5 millions 0615 La start-up française en cours d'agrément auprès de l'AMF proposera un service d'épargne en ligne pour les particuliers.

Une offre de gestion d'actifs 100% en ligne, dédiée à l'épargne des particuliers, avec des frais de gestion limitée au maximum : c'est ce que souhaite lancer la start-up française Yomoni, qui travaille à recevoir un agrément de l'AMF. Pour se lancer, Yomoni a bouclé un tour de table de 3,5 millions d'euros, faisant entrer à son capital les fonds spécialistes du secteur Crédit Mutuel Arkéa et IENA Venture, l'incubateur de la Financière de l'Echiquier.

Un simulateur pour préparer son plan d'épargne

"Notre objectif : vulgariser la gestion d'actifs, aujourd'hui réservé aux personnes aisées qui font appel à un banquier privé", assure Mourtaza Asad-Syed, qui préside la structure et dirige la gestion. Sont visés avant tout les jeunes de 25 à 35 ans, qui se lancent dans le marché du travail et se contentent pour la plupart d'un livret A ou d'un PEL pour placer leurs économies. Via un simulateur, les utilisateurs de Yomoni pourront indiquer combien ils souhaitent épargner ou encore quel risque ils sont prêts à prendre et se voir proposer un plan de gestion sur plusieurs années. "Tout sera expliqué simplement et les frais seront décrits de manière transparente", ajoute Mourtaza Asad-Syed.

10 profils de risque

Le service de gestion d'épargne sera articulé autour de trois piliers : un service d'épargne délégué simple et 100% en ligne accessible dès 1 000 euros avec possibilité de retrait à tout moment, un tarif de gestion tout compris de 1,6% par an, et un portefeuille adapté au profil de risque du client. Yomoni gèrera ainsi 10 types de portefeuille, selon le niveau de risque. "Et nous utiliserons les données pour affiner nos connaissances clients au fil du temps", souligne Mourtaza Asad-Syed.

Yomoni compte huit collaborateurs et passera à dix d'ici la fin du mois. Le site espère se lancer en juillet, après avoir obtenu l'agrément AMF. Aux côtés de Mourtaza Asad-Syed, Laurent Girard, directeur des opérations et Guillaume Yribarren, directeur marketing, travaillent sur le projet depuis près d'un an.

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