Gabriel Attal affirme que la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024 a "contribué à quasiment flinguer l'économie française"

Gabriel Attal affirme que la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024 a "contribué à quasiment flinguer l'économie française" Le candidat Renaissance à la présidentielle dénonce l'impact économique de la dissolution de 2024, soulignant la dégradation des principaux indicateurs économiques depuis cet événement.

Le candidat à la présidentielle Gabriel Attal a vivement critiqué mercredi la dissolution de l'Assemblée nationale décidée en 2024, estimant qu'elle avait "contribué à quasiment flinguer l'économie française". Intervenant lors du French Digital Day, un événement consacré aux start-up à Paris, l'ancien Premier ministre a dressé un constat sévère sur les conséquences économiques de cette décision politique majeure.

"Tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l'économie française", a affirmé Gabriel Attal lors de son intervention. Sans citer le chef de l'Etat Emmanuel Macron, qui avait choisi de dissoudre l'Assemblée nationale au soir des élections européennes le 9 juin 2024, le candidat Renaissance a regretté cette décision, rappelant certains chiffres du temps où il était à Matignon.

"Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique", a-t-il encore déploré.

Des indicateurs économiques en forte dégradation

Pour appuyer son propos, Gabriel Attal a comparé les principaux indicateurs économiques avant et après la dissolution. "Avant, à l'époque où je suis Premier ministre, les taux (d'emprunt de la France), c'était en moyenne entre 1,2% et 1,5%. Aujourd'hui, on est à 4,5%", a-t-il souligné.

Il a également insisté sur le ralentissement de la croissance : "Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2% de croissance. Aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle", a-t-il déclaré.

Concernant l'emploi, Gabriel Attal a rappelé que le taux de chômage était de 7,5% lorsqu'il était à Matignon alors "qu'on se rapproche des 9%" aujourd'hui.

Gabriel Attal, alors Premier ministre, a cédé son poste au LR Michel Barnier en septembre 2024.

Aujourd'hui candidat du parti Renaissance à l'élection présidentielle, Gabriel Attal met en avant son propre bilan à la tête du gouvernement, tout en se démarquant de l'héritage d'Emmanuel Macron.