Avec sa betterave connectée, Tereos se rapproche des exploitants

Avec sa betterave connectée, Tereos se rapproche des exploitants Le groupe coopératif sucrier français a développé un objet connecté pour apporter des conseils personnalisés aux agriculteurs et maximiser les rendements en sucre.

Grâce à sa betterave connectée, le groupe coopératif Tereos entame une nouvelle phase dans sa relation avec les agriculteurs. Ces derniers peuvent désormais bénéficier de conseils personnalisés pour améliorer leur rendement en sucre, et accroître leurs revenus. Comment ? Grâce aux résultats remontés sous forme de graphiques par la betterave connectée sur les conditions de récolte.

Cet objet est issu de recherches menées depuis une quinzaine d'année sur les phénomènes biologiques de la betterave et la manière de conserver son sucre après la récolte. " Nous nous sommes aperçus qu'à chaque blessure, la betterave consommait son sucre pour se cicatriser. Or, il n'y a que 18% de sucre dans une betterave, et il nous en faut huit pour obtenir un kilogramme de sucre", explique Alexis Tordeur, responsable du service agronomique de Tereos. Le groupe qui rassemble 12 000 coopérateurs, transforme au total 19,8 millions de tonnes de betteraves pour produire plus de 2 millions de tonnes de sucre par an en France.

Pour analyser les causes des chocs pendant le processus de récolte, une dizaine d'ingénieurs agronomiques ont ainsi conçu en 2017 un objet connecté de forme et de poids identique à celui d'une betterave. Celui-ci permet de suivre le parcours de la plante du champ à l'usine. Il est dotée d'un accéléromètre fonctionnant en bluethooth pour détecter les chocs et leur intensité. "Nous avons travaillé en partenariat avec les équipes IT et un fabricant spécialisé dans les objets connectés pour l'agriculture, car l'objet peut être soumis à des conditions extrêmes", indique Alexis Tordeur.

Les chocs réduits par trois

Plusieurs leçons ont été tirées suite à des tests entamés à l'automne 2017 dans neuf sucreries. Exemple : "Il faut adapter le réglage des machines aux conditions climatiques. Or, beaucoup d'agriculteurs conservent le niveau d'agressivité de l'arrachage le plus élevé en permanence. Les tests nous ont permis de déterminer que l'on peut l'abaisser sans augmenter la quantité de terre embarquée avec la betterave, et en réduisant les blessures engendrées", raconte Alexis Tordeur.

Du côté de l'objet, une amélioration a été effectuée quant à sa couleur. Un premier prototype avait été réalisé en orange mais s'est révélé être peu visible dans la terre. La dizaine d'objets actuels ont ainsi été produits en bleu. À l'automne dernier, 20% de l'approvisionnement de Tereos a été issu de coopérateurs formés. "Cette expérimentation nous a permis de réduire par trois le nombre de chocs subis par les betteraves, se félicite le responsable du service agronomique. La difficulté dans l'agriculture, c'est que nous n'avons droit qu'à un essai par an."

Alexis Tordeur et son équipe réfléchissent déjà à la suite du projet : "Nous pourrions continuer le suivi du parcours de la betterave dans nos usines. Il faudrait dans ce cas des capteurs étanches", songe-t-il. À l'avenir, les processus industriels pourraient ainsi être étudié afin de couvrir le cycle entier de la production.

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