Info JDN : l'agrégateur bancaire suédois Tink s'implante en France

Info JDN : l'agrégateur bancaire suédois Tink s'implante en France Cette fintech, qui a développé un modèle BtoB, vient concurrencer les français Bankin', Budget Insight et Linxo en ouvrant un bureau à Paris.

La directive européenne sur les services de paiement (DSP2) commence à porter ses fruits. Du moins du côté des fintech. L'agrégateur bancaire BtoB suédois Tink a indiqué au JDN avoir ouvert fin mai un bureau à Paris. Un responsable France a été nommé et des profils commerciaux, marketing et des account managers sont en cours de recrutement. Les services de Tink ne seront opérationnels qu'en septembre prochain pour les Français mais plusieurs clients grands comptes, dont les noms sont encore secrets, sont déjà en test avec la start-up. "La France est l'un des marchés les plus importants pour nous", confie Daniel Kjellén, CEO de la fintech. Le Suédois vient concurrencer les français Budget Insight mais aussi Bankin' et Linxo, qui ont développé des activités en BtoB. "Nous avons hâte de développer l'industrie avec eux", se réjouit le dirigeant.

Fondée en 2012, Tink a d'abord proposé une application d'agrégation de comptes destinée aux particuliers avant de pivoter vers le BtoB. Aujourd'hui, elle propose aux banques et fintech une plateforme d'open banking qui permet de faire de l'agrégation de compte et de l'initiation de paiement (initier un virement d'un compte externe). Et cela via une API unique. Grâce à cette plateforme, les institutions financières peuvent créer de nouveaux produits ou intégrer des fonctionnalités supplémentaires à leurs applications existantes.

Côté business model, la fintech propose trois formules dont une gratuite pour moins de 100 utilisateurs par mois et dont les fonctionnalités sont restreintes. "C'est une version qui permet aux développeurs de tester notre technologie. Nous ne voulons pas les forcer à payer. Aujourd'hui, il y a environ 2 000 développeurs qui utilisent la version gratuite", indique Daniel Kjellén. Les deux autres versions, plus complètes et avec un nombre illimité d'utilisateurs, n'ont pas de tarification fixe. La start-up fait du sur-mesure pour chaque client. "Les grandes banques ont plutôt tendance à vouloir un prix fixe alors que les fintech préfèrent payer à l'usage", note le dirigeant. 

PayPal, nouveau client et investisseur

Tink assure être connectée à plus de 500 banques en Europe. Elle compte 50 clients qui utilisent la plateforme, principalement hors de Suède. Parmi ses clients, des grands comptes comme la banque finlandaise Nordea, BNP Paribas Fortis ou encore la banque néerlandaise ABN AMRO. Mais aussi des fintech comme la plateforme de paiement suédoise Klarna ou la néobanque danoise Lunar Way. Et tout récemment PayPal qui a aussi annoncé avoir investi 10 millions de dollars dans la fintech, lors de son dernier tour de table de 56 millions d'euros en février dernier.

Grâce à cet investissement, la jeune société compte passer de 200 salariés à 300 d'ici la fin de l'année, répartis dans quatre bureaux (Stockholm, Varsovie, Londres et Paris). Elle prévoit aussi d'étendre sa connectivité à 20 pays (contre 9 actuellement). Le Suédois devra faire face à l'arrivée d'un gros concurrent sur le sol européen. L'américain Plaid, valorisé 2,65 milliards de dollars, s'est lancé fin mai au Royaume-Uni et pourrait rapidement attaquer le Vieux continent. "Mais peut-être que c'est Tink qui annoncera d'abord son lancement aux Etats-Unis", s'amuse le dirigeant.

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