Votre ville a-t-elle été survolée par un OVNI ? La réponse se trouve sur ce site de l'Etat

Votre ville a-t-elle été survolée par un OVNI ? La réponse se trouve sur ce site de l'Etat Le GEIPAN, service public français, cartographie chaque cas d'Ovni signalé près de chez vous. Plus de 3 271 observations sont consultables en ligne.

Oubliez les X-Files et les débats américains sur les "UFO" : ici, pas de mystérieux hangar ni d'agent secret à la Mulder. C'est en toute transparence, et sur un site web officiel, que la France donne accès à la totalité de ses signalements d'OVNIS (objets volants non identifiés). Derrière ce dispositif inédit se cache le GEIPAN, le Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, une cellule du Centre national d'études spatiales (CNES) installée à Toulouse. Sa mission : recevoir, analyser, classer et publier tous les témoignages d'Ovni qui lui parviennent, qu'il s'agisse d'un simple point lumineux dans le ciel ou d'une scène digne d'un blockbuster de science-fiction.

Le GEIPAN n'est ni un repaire de geeks, ni une annexe militaire ultrasecrète : il fonctionne comme un service public, avec des scientifiques, des partenaires institutionnels (gendarmerie, armée, Météo-France…), et une volonté d'ouverture rarement vue ailleurs. À l'origine, le GEPAN est créé en 1977, dans le contexte d'une France fascinée par les vagues d'observations inexpliquées. L'idée : confier l'analyse de ces phénomènes à des experts civils, histoire d'éviter les récupérations sensationnalistes et les rumeurs incontrôlées. 

Depuis le GEIPAN a mis en place un outil dont rêveraient bien des pays : une base de données publique, accessible à tous depuis 2008, qui recense à ce jour 3 271 cas traités, du plus anodin au plus étrange. La plateforme, repensée en 2021, propose une carte interactive où l'on peut explorer chaque signalement par département, commune ou date, et même affiner la recherche selon le type d'observation. Que s'est-il passé à La Réunion ? Combien de cas en Nouvelle-Calédonie, en Bretagne ou dans votre ville ? Un clic depuis, www.cnes-geipan.fr/fr/recherche/cas, suffit pour le savoir, et parfois pour tomber sur des rapports d'enquête, des photos et des vidéos laissés en libre accès.

La force du GEIPAN, c'est aussi sa méthodologie. Chaque fois qu'un témoignage arrive – via le site ou par les forces de l'ordre – l'équipe, épaulée par des enquêteurs bénévoles et des experts, tente de recouper, vérifier et expliquer. D'où la classification ultra-précise : catégorie A (phénomène parfaitement identifié – 27.48%), catégorie B (probablement identifié – 38.67%), catégorie C (non identifié faute de données – 30.66%), catégorie D (non identifié malgré enquête – 2.17%).

En clair : la grande majorité des signalements trouvent une explication rationnelle, qu'elle soit atmosphérique, astronomique ou… purement humaine. Seuls une poignée de cas résistent à toute analyse, mais ils sont méthodiquement archivés.

Le site officiel du GEIPAN propose également la possibilité de déposer soi-même un témoignage, de manière anonyme ou non, si vous tombez sur un phénomène étrange dans le ciel. La carte interactive, elle, est une rareté mondiale : aucun autre pays ne propose une telle granularité d'accès au grand public.