Et si le télétravail devenait une nouvelle norme ?

Le télétravail a le vent en poupe. Avec la réforme du code du travail par ordonnances, il est même devenu un droit. Voici l'essentiel à connaître.

Le télétravail se définit comme l’exercice volontaire d’un travail qui aurait pu être effectué dans les locaux de l’employeu. Il est permis par l’ensemble des nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC), qui assurent des échanges constants et sécurisés entre l’employeur et son collaborateur. C’est un contrat de confiance qui lie les deux parties. Ce contrat est défini dans les accords collectifs, ou établi dans une charte élaborée par l’employeur après consultation des représentants du personnel.

Si l’instauration de ce dispositif est simplifié par l’ordonnance de septembre 2017 réformant lecode du travail, sa mise en place effective se doit d’être encadrée. Trois à quatre mois sont nécessaires pour sensibiliser managers et collaborateurs à cette nouvelle pratique. Expliquer les droits et les devoirs de chacun est nécessaire pour éviter les abus de part et d’autres. Depuis cette ordonnance, exiger le télétravail est un droit. Tout salarié peut demander à pratiquer le télétravail. Si l’entreprise refuse, elle devra justifier son refus de manière objective.

Les avantages multiples du télétravail   

Que ce soit pour l’employeur comme pour l’employé, les avantages du télétravail sont multiples. Aujourd’hui, 83% des télétravailleurs interrogés déclarent réaliser des économies de temps, mais surtout d’argent. On observe également chez ces travailleurs modernes une diminution significative de la fatigue, du stress, du burn out, mais également une hausse nette de leur productivité et de leur épanouissement au travail.

Du côté des employeurs, on note une importante baisse des coûts de production. En effet, sauf accord, les coûts liés à l’exercice d’une mission reviennent à la charge des télétravailleurs (matériaux, logiciels, abonnement etc.).Qui dit avantages dit également inconvénients. 65% des télétravailleurs interrogés déclarent ressentir l’isolement social et la perte de l’esprit d’équipe.

Le télétravail aux yeux de la loi  

Rendu beaucoup plus accessible, cette pratique n’en demeure pas moins très encadrée. L’instauration du télétravail dans une entreprise doit être notifiée dans l’accord collectif ou dans une charte élaborée par l’employeur après consultation des représentants du personnel. Cet accord permet de définir les conditions dans lesquelles le télétravail se déroule, les modalités d’acceptation et de contrôle, ainsi que les plages horaires. Comme évoqué précédemment, les coûts liés à l’exercice d’une mission sont à la charge de l’employé.

À noter que les accidents de travail et les heures supplémentaires sont reconnus de la même manière que si l’employé était dans les locaux de son entreprise. Le télétravail peut également être considéré comme un reclassement. Toutefois, si le salarié refuse d’exercer sa mission en télétravail, ce refus ne peut pas être reconnu comme un motif de rupture de contrat.

Les avancées technologiques de ces dernières années sont à l’origine du télétravail. D’un côté, les outils numériques permettent aujourd’hui une connexion constante entre managers et employés. D’un autre côté, ces mêmes outils deviennent des outils uniques de travail, ce qui rend la présence d’une équipe dans un même espace anecdotique.

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