Le prochain changement d'heure aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. A 3 heures du matin, il faudra reculer les horloges d'une heure : il sera alors de nouveau 2 heures. Nous gagnerons donc une heure de sommeil. En revanche, la nuit tombera plus tôt dès le dimanche soir. Pour ne pas se tromper, il suffit de retenir cette règle simple : en octobre, on recule les aiguilles.
Les téléphones portables, les ordinateurs et la plupart des appareils connectés changeront d'heure automatiquement. Il faudra toutefois penser à régler manuellement les réveils, les horloges murales, les fours, les micro-ondes et parfois l'horloge de la voiture. Ce changement peut aussi perturber légèrement le sommeil pendant quelques jours, en particulier chez les personnes les plus sensibles.
Pour limiter les effets du changement d'heure, les spécialistes recommandent de conserver des horaires de coucher et de lever aussi réguliers que possible.
Cette modification des horaires devait pourtant disparaître il y a plusieurs années. En 2019, le Parlement européen avait voté en faveur de la fin du changement d'heure. La réforme devait initialement entrer en vigueur en 2021. Mais sept ans après le vote, les pays européens ne sont toujours pas parvenus à se mettre d'accord.
Depuis 2019, l'Union européenne est toujours incapable de trancher cette question du quotidien, alors qu'elle doit dans le même temps prendre des décisions bien plus urgentes sur la compétitivité, l'industrie, l'énergie, la défense ou encore le retard technologique européen. Les Français s'étaient pourtant largement prononcés. Lors d'une consultation organisée par l'Assemblée nationale en 2019, plus de 2,1 millions de personnes avaient participé. Près de 84 % d'entre elles souhaitaient la suppression du changement d'heure.
Le dispositif avait été réintroduit en France en 1976, après le choc pétrolier, afin de réaliser des économies d'énergie. Aujourd'hui, les économies réalisées sont devenues faibles, notamment avec l'évolution de l'éclairage et des habitudes de consommation. Les effets sur la santé ne sont pas non plus négligeables : le passage à l'heure d'été au printemps, perturbe le rythme biologique et engendre plus d'accidents et d'arrêt cardiaques. Les spécialistes recommandent donc de supprimer les changements saisonniers et de conserver l'heure standard toute l'année.
Sept ans après le vote du Parlement européen, le dossier reste donc enlisé. Un symbole des difficultés de l'Union à transformer un consensus politique en décision concrète. En attendant qu'un compromis soit trouvé, le reste du monde continue d'avancer.