Avant de revendre leur véhicule, de nombreux automobilistes commettent une erreur qui leur coûte cher, confie Benoît Cortot, président de Milton Avenue, spécialisé dans la reprise automobile. Changement de pneus usés, remplacement de plaquettes de frein, réparation de rayures sur la carrosserie : "des automobilistes voulant vendre leur voiture avec peu de défauts multiplient les passages chez leur mécanicien dans l'espoir d'obtenir un meilleur prix de reprise", observe Benoît Cortot. Problème : ces conducteurs ne revoient jamais la couleur de cet argent.
"Un véhicule remis dans un état normal d'entretien ne bénéficie d'aucune plus-value à la revente. Il correspond simplement à ce qui est attendu par le professionnel, sans créer de valeur supplémentaire", estime le spécialiste. Pour Benoît Cortot, la remise en état coûte souvent moins cher en atelier interne que ce que le particulier paie au prix fort chez son garagiste. Les professionnels peuvent disposer de leurs propres ateliers et négocient les pièces à des tarifs préférentiels.
Une rayure ou une bosse de carrosserie impressionne le vendeur, mais le professionnel sait la gérer à moindre coût. Ces défauts visibles ne constituent pas un frein majeur à la transaction, contrairement à ce que pensent les particuliers.
La bonne stratégie consiste donc à miser sur la transparence plutôt que sur le portefeuille. Investir zéro euro, mais du temps : nettoyer le véhicule, rassembler les pièces administratives comme le double des clés, les factures d'entretien disponibles et le contrôle technique, même s'il mentionne des défauts. "Cette préparation établit un climat de confiance avec le professionnel, comme lorsque l'on range son appartement avant une visite d'état des lieux".