Un prélèvement inédit menace le compte de millions d'épargnants : toutes les banques doivent l'appliquer

Un prélèvement inédit menace le compte de millions d'épargnants : toutes les banques doivent l'appliquer Le taux de CSG appliqué sur plusieurs comptes et livrets d'épargne a augmenté en 2026. Les bénéfices de millions d'épargnants vont baisser à cause de cette taxe.

Elle devait augmenter, puis plus du tout... et finalement un peu quand même. La contribution sociale généralisée (CSG) prélevée sur de nombreux comptes et livrets d'épargne affiche un taux en hausse. La faute à un amendement, fortement débattu avant d'être définitivement adopté, dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Depuis le 1ᵉʳ janvier, le taux de CSG appliqué sur certains produits d'épargne est donc passé de 9,2% à 10,6%. Une nouvelle hausse est d'ores et déjà prévue en 2027, où le taux de CSG grimpera à 11,2%. Cette augmentation de la CSG va entraîner mécaniquement une évolution du montant des prélèvements sociaux obligatoires. Ces derniers sont passés de 17,2% à 18,6% en 2026. Ils bondiront ensuite à 19,4% en 2027. Les prélèvements sociaux regroupent trois contributions distinctes : la CSG à 10,6%, la CRDS à 0,5%, et le prélèvement de solidarité à 7,5%.

La hausse de la CSG va donc obliger des millions d'épargnants à payer davantage de prélèvements sociaux s'ils veulent récupérer leur argent et leurs intérêts. C'est notamment le cas des 12,5 millions de personnes possédant un plan d'épargne retraite (PER). Cette hausse des taxes impacte également les 9 millions de titulaires d'un plan épargne logement (PEL), les 5 millions d'épargnants ayant ouvert un compte épargne logement (CEL), les 7,3 millions de détenteurs d'un plan d'épargne en actions (PEA) et l'ensemble des salariés bénéficiant d'un plan épargne d'entreprise (PEE), soit 4,6 millions de travailleurs.

Les Français qui possèdent des livrets d'épargne non réglementée, des comptes bancaires rémunérés, des comptes à terme (CAT), des comptes titres, ou ceux qui perçoivent des dividendes, vont également devoir payer davantage de prélèvements sociaux à partir de cette année. Mais le nouveau taux de prélèvements sociaux va toucher plus ou moins durement les épargnants. Tout dépend du produit d'épargne qu'ils détiennent.

Pour les PEL et les CEL, les intérêts générés depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 seront soumis au nouveau taux de prélèvements sociaux. Les intérêts accumulés avant cette échéance restent soumis à l'ancien taux (17,2%).

Pour les PEE, les prélèvements sociaux s'appliquent une fois que le montant de l'épargne est récupéré ou s'il est débloqué de manière anticipée. La part des sommes qui ont été versées sur le PEE avant le 1ᵉʳ janvier 2018 est soumise à l'ancien taux de prélèvements sociaux, soit 17,2%. La part des sommes versées sur un PEE après le 1ᵉʳ janvier 2018 est soumise au nouveau taux de 18,6%. Concernant les PEA, le nouveau taux des prélèvements sociaux à 18,6% s'applique à chaque retrait partiel ou à la fermeture du plan épargne.

Le nouveau taux de prélèvements sociaux s'applique également sur les plus-values générées par les PER. En clair, lorsque l'épargnant décide de vider son PER pour récupérer l'argent détenu dessus, il paiera 18,6% de prélèvements sociaux sur la plus-value. En revanche, si l'épargnant décide de récupérer son PER sous forme de rente, il paiera 18,6% de prélèvements sociaux sur une fraction de la rente. Cette fraction dépend de l'âge qu'avait l'épargnant lorsqu'il a effectué son premier versement sur son PER : 70% si l'épargnant avait moins de 50 ans, 50% s'il avait entre 50 et 59 ans, 40% s'il avait entre 60 et 69 ans, et enfin 30% si l'épargnant avait plus de 70 ans.

Enfin, pour les CAT et les dividendes encaissés via un compte titres, les intérêts générés depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 seront soumis au nouveau taux des prélèvements sociaux. Les comptes titres présentent une légère particularité : le taux de 18,6% s'applique même sur les plus-values réalisées en 2025 lors de la vente de titres.