Le nombre d'avis clients explose sur les fiches d'établissements de Google
Une fiche Google Business bien gérée est particulièrement importante pour le classement de son entreprise dans le pack Google. Elle permet d'apparaître en bonne position dans le pack local et sur Google Maps.
Dans ce cadre, un nouvel élément est à prendre en compte pour les marques : l’explosion du nombre d’avis clients. C’est ce qu’a démontré une étude de la plateforme de marketing digital local Geolid. Réalisée sur des données collectées et analysées en décembre 2025, elle cherchait à identifier les principales tendances sur Google Business Profile. Pour la mettre en place, 144 446 fiches d’établissement Google de 227 enseignes provenant de la France métropolitaine ont été analysées. Sur ces fiches relatives à 18 secteurs d’activité, 547 284 avis générés sur 30 jours ont été récoltés. Geolid a aussi analysé un échantillon de 33 millions de visites de fiches afin de mieux comprendre le parcours utilisateur.
D’après cette enquête, le volume moyen d’avis par fiche a bondi de 31% en un an, passant de 320 à 420 avis en moyenne. Notons qu’on parle ici de notes laissées avec ou sans commentaires. "L’utilisation de Google Maps est devenue un réflexe pour de nombreux consommateurs français", relève Baptiste Frossard, Growth Marketer, SaaS et B2B, chez Geolid. "Ils s’y renseignent avant même de se rendre en magasin. Et, comme le montrent ces chiffres, ils sont aussi de plus en plus enclins à laisser un avis après leur visite. Les réseaux de points de vente l’ont bien compris et déploient aujourd’hui différentes stratégies pour encourager la collecte de nouveaux avis."
Conséquence de cela, alors que le nombre d’avis est un facteur pour être mieux classé sur Google, la concurrence entre les entreprises s’est accrue sur ce point précis. D’après les auteurs de l’étude, "le seuil de confiance des consommateurs se situe au-delà de 100 avis. Même si celui-ci varie selon les secteurs d’activité. L’analyse détaillée de notre étude montre en effet que les volumes d’avis diffèrent fortement d’un secteur à l’autre. Il est donc essentiel, pour les réseaux comme pour leurs points de vente, de se comparer à la moyenne locale afin de se démarquer."
Résultat également de la multiplication de ces avis sur les derniers mois, le nombre d'avis récents, sur les 30 derniers jours, devient également plus concurrentiel. "La régularité prime sur la quantité accumulée : il vaut mieux collecter 10 avis par mois en continu que 100 avis d'un coup puis plus rien pendant six mois", rappelle l’étude. "Afin de se démarquer, les entreprises peuvent encourager leurs clients à laisser des avis", lance Baptiste Frossard. "Et répondre systématiquement à ceux-ci, qu’ils soient positifs, négatifs, ou même sans commentaire, une pratique souvent oubliée. Le taux de réponse constitue en effet un critère clé dans le classement des fiches Google."
Des notes pas très salées
Autre point où la concurrence s'accroît : la moyenne des notes laissées sur les fiches d’établissement. D’après l’enquête, 70% des établissements affichent désormais une note supérieure à 4/5. La note moyenne nationale se stabilise à 4,2/5, rendant la différenciation plus complexe pour les enseignes. "Les marques ciblent en priorité les clients les plus susceptibles de laisser un avis positif et les incitent à s’exprimer", souffle Baptiste Frossard. "Pour cela, elles peuvent s’appuyer sur leurs données comportementales avec l’historique d’achats ou d’interactions, identifier ceux ayant déjà exprimé leur satisfaction via des enquêtes ou formulaires internes, ou se concentrer sur les clients réguliers et fidèles. Puis elles les encouragent à s’exprimer via des campagnes d’e-mails ou de SMS personnalisés." Pour les auteurs de l’étude, cette situation montre l'importance de travailler encore plus assidûment l'e-réputation pour émerger dans le "Local Pack", soit les trois premières fiches d’établissement mises en avant par Google dans les recherches locales.
Décrire et sociabiliser
Ajoutons aussi que les auteurs de l’enquête encouragent les marques à optimiser des parties souvent délaissées de la fiche d’établissement. Le taux de complétion est en effet un critère clé pour Google. La première de ces zones est la description, remplie dans seulement 18% des cas. Il s’agit du texte de présentation d’un point de vente par exemple. "Bien rédigée, elle met en avant l’activité et les spécificités du point de vente, renforce la confiance des consommateurs et améliore son référencement", avance Baptiste Frossard. Les réseaux sociaux sont aussi régulièrement mis de côté : moins d'une entreprise sur deux indique sa page Facebook (47%) ou Instagram (41%). Pour les auteurs de l’étude, les marques se privent d'un canal de contact et d'engagement supplémentaire. Le lien de réservation, bien qu’optionnel, est aussi sous-exploité : 30% en ont. Alors que pour les secteurs concernés, cela peut être un levier de conversion directe de choix.
Les utilisateurs interagissent plus et mieux.
Et d'après l'enquête, toutes ces actions à mener en valent la chandelle. Le tax d’interaction moyen, qui mesure le rapport entre les vues et les actions clés (appel, itinéraire, site web), connaît une forte progression cette année. Il passe de 10,9% en 2025 à 14,19 en 2026. Cette hausse peut s'expliquer par deux facteurs : une meilleure maîtrise des outils par les utilisateurs et une plus grande confiance envers les fiches d’établissement.