Le cloud hybride : la réponse des entreprises à la consumérisation de l’IT

Le choix du cloud hybride peut s’avérer être la solution répondant aux besoins spécifiques des entreprises combinant les avantages et ressources du cloud privé à celles du cloud public.

Nous observons une accélération de la maturité des environnements cloud et de son adoption par son écosystème depuis environ 1 an et demi. Le cloud poursuit sa croissance à deux chiffres dans le monde mais également en France puisque le marché français a atteint 8,5 milliards d’euros en 2017, soit une croissance de 21% selon une étude du cabinet Markess International publiée en janvier 2018.

L’interrogation ne porte plus sur le fait d’y aller ou non, le train est déjà en marche, mais plutôt sur la façon d’y aller et dans quelle mesure. Mais une fois ce besoin identifié survient la question de la solution à adopter : existe-t-il une seule ou plusieurs solutions et quels modèles de cloud hybride adopter pour rendre son IT pérenne ?

La phase d’adoption de la technologie cloud a pris le pas aujourd’hui sur la phase de découverte et se concrétise sur le marché par des souscriptions auprès de prestataires tels que Microsoft Azure, Amazon Web Services ou encore Google Cloud Platform. Il faut cependant préciser que si les acteurs du cloud sont mesurés sur l’évolution de la consommation de leurs clients, cette dernière est encore très timide. La majeure partie de l’adoption cloud aujourd’hui observée se traduit par la mise en place d’environnement infrastructure as a service et très souvent d’environnement dits de non production comme le stockage, la sauvegarde ou les environnements de développement. Cette hésitation est intimement liée au fait que si la plupart des entreprises ont pris conscience des avantages des solutions cloud, elles ne savent pas véritablement comment procéder. L’adhésion est bien là, la phase d’apprentissage est encore très prégnante. Toutefois le choix des offres est parfois un obstacle pour les entreprises opérant leur transformation digitale car il représente un véritable enjeu commercial pour ces dernières.

De cet écosystème a surgi une poignée de pionniers qui ont compris, il y a 3 ans, l’intérêt de ces solutions et qui commencent aujourd’hui à récolter les fruits de cette stratégie. Ils ont mis sur pied tout un business model autour de ces nouveaux usages qui se traduit par une accélération très forte de leur capacité d’innovation. Le succès de cette stratégie audacieuse s’illustre par les excellents niveaux de profitabilité et de rentabilité qu’ils atteignent. Cette réussite est en grande partie due au fait que ces acteurs ont su très tôt faire évoluer leur infrastructure et leur activité vers un modèle beaucoup plus flexible techniquement et financièrement, en réponse à une demande des clients se basant sur le compromis entre haute disponibilité de leur IT et optimisation des coûts.

La France étant un pays très versé dans la Recherche et le Développement ; il suffit, pour s’en convaincre, de constater à quel point les start-up ont toujours le vent en poupe ; ces acteurs de l’IT sont de fait très écoutés sur ce sujet également. Ces pionniers font donc tache d’encre auprès des acteurs plus standards qui s’en inspirent notamment en déployant des stratégies as a service sur divers postes. Les gros serveurs et les datacenters sont externalisés dans le cloud mais il s’agit également d’aller plus loin dans l’évolution de l’offre. Pour ce faire, il faut passer au modèle PaaS (Plateforme en tant que service) au travers notamment du scénario de modernisation des applications, pour pouvoir supporter de nouvelles technologies telles que l’Internet des Objets ou l’AI qui sont les tendances sur lesquelles s’orientent les grands mouvements du cloud.

En plein phénomène de consumérisation de l’IT, les clients finaux demandent encore plus d’accompagnement et encore plus vite à leurs hébergeurs IT. Si ces derniers sont très bien équipés en matériels et en services ; ils doivent cependant faire évoluer leurs datacenters, les rendre flexibles, élastiques, capables de répondre à un besoin d’une minute à l’autre. Il s’agit pour eux d’un vrai défi car ils se retrouvent encore souvent en décalage par rapport à la demande de leur marché. Ils sont par ailleurs assez surpris de ces nouvelles exigences que certains n’ont pas su anticiper et qui génèrent des remises en question de la part de clients qui jusque-là étaient restés très fidèles.

Ces acteurs sont en pleine rééducation. Ils refont connaissance avec leur infrastructure et leurs datacenters c’est-à-dire qu’ils prennent un peu de hauteur en se posant la question de savoir de quoi ils sont équipés. Cet équipement est-il cloud compatible et assure-t-il une vue pérenne de l’activité de l’entreprise ?

Cette analyse profonde de l’activité et des équipements informatiques aboutit à la mise en place de solutions cloud hybride pour répondre au besoin de consumérisation de l’IT imposé par les clients. En effet, si le cloud représentera plus de 50% des dépenses en infrastructures informatiques en 2019 selon IDC, le choix du cloud hybride peut s’avérer être la solution répondant aux besoins spécifiques des entreprises combinant les avantages et ressources du Cloud privé à celles du Cloud public. D’ailleurs, 91% des décideurs IT interrogés, dans le cadre d’une étude réalisée par le cabinet VansonBourne pour Nutanix, déclarent que le déploiement sur du cloud hybride répond idéalement à leurs besoins en termes d’infrastructure ; contrairement aux infrastructures traditionnelles et au cloud privé globalement plus déployés au sein des entreprises contre le modèle cloud hybride. Ce dernier devrait doubler dans les 24 prochains mois passant de 18% des infrastructures déployées à 41%[1].

Le cloud hybride est donc devenu le fer de lance de nombreux acteurs historiques qui ont besoin d’être accompagnés vers ce nouveau business model. Aujourd’hui la mouvance s’accélère, car s’il a fallu un certain temps pour admettre que le cloud était une solution viable pour des acteurs de l’informatique, c’est désormais un fait acté. Après son adoption, le cloud doit désormais faire l’objet de mis en place d’offres de services et de solutions autour de l’IoT et de l’IA qui sont perçus comme les leviers du marché.

[1] Source

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