Pierre-José Billotte (EuroCloud France) "Nous invitons les candidats à la présidentielle à débattre de la place à donner au Cloud"

Les Etats Généraux d'EuroCloud France se tiendront le 21 mars prochain à Paris. A cette occasion, les cabinets PAC, Markess International, KPMG et CXP vont confronter pour la première fois leurs analyses sur le Cloud.

JDN Solutions. Quelles sont les nouveautés de cette édition 2012 des Etats Généraux d'EuroCloud France ?

Pierre-José Billotte. Le premier changement est lié au lieu. Cette année, les Etats Généraux auront lieu au siège de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, Avenue de Friedland. Ce nouveau dispositif doit nous permettre d'accueillir jusqu'à 400 personnes, contre 200 précédemment. C'est un lieu plus grand mais aussi très haut de gamme qui va nous aider à faire monter le niveau de la manifestation.

Cette année, nous allons aussi mettre en place le premier baromètre des conjonctures du Cloud. Au même endroit, au même moment et pour la première fois, des analystes de PAC, de Markess International, KPMG mais aussi du CXP vont confronter leurs analyses sur le Cloud en 2011 et leurs points de vue sur les perspectives 2012. Ce qui permettra d'avoir pour la première fois une vision complète chiffrée et argumentée du marché du Cloud en France.
 

Cette nouvelle édition va également permettre de mettre en avant la meilleure start-up du Cloud en 2012, mais aussi présenter les meilleures pratiques du Cloud en Europe du Nord avec un focus sur la meilleure start-up suédoise du Cloud.

"A nos yeux, le projet Andromède est une mauvaise réponse à une bonne question"

La campagne présidentielle sera-t-elle invitée dans cette édition ?

Oui ! Une session ouverte aux quatre principaux candidats à l'élection présidentielle ou leurs représentants est prévue, pour débattre de la perception du Cloud dans l'environnement numérique actuel et futur. Nous espérons lancer le débat car de notre point de vue, beaucoup de choses restent à faire car la politique du gouvernement en matière de promotion et d'essor du Cloud ne s'est pas montrée jusqu'à présent efficace.

Que reprochez-vous à la politique gouvernementale actuelle en termes de soutien au Cloud ? Le projet Andromède n'est-il pas un exemple concret de soutien public au secteur ?

La politique du gouvernement français en matière de Cloud n'est pas efficace, malgré tout ce qui a été annoncé. Pourquoi ? Parce qu'on met de l'argent là où il n'y a pas de priorité. La mesure qui nous semble prioritaire, et que nous mettons en avant depuis deux ans, est la création d'un fonds d'amorçage direct et important dans le Cloud pour palier les carences de financement auxquelles sont confrontées toutes les start-ups innovantes du secteur.

Aujourd'hui, la France ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Il suffit de mettre de l'argent là où les besoins sont réels, et pas dans un projet comme Andromède qui à nos yeux est une mauvaise réponse à la question de savoir comment assurer la souveraineté de l'Etat dans un monde informatique cloudisé, c'est à dire mondialisé.
 

Pourquoi vouloir mettre en place un Cloud à la française ? Il suffit d'indiquer dans les procédures d'appels d'offres que l'on souhaite que les données hébergées soient conservées en France, c'est gratuit, cela ne coûte rien, et utiliser l'argent qui n'est pas dépensé pour soutenir l'innovation et l'investissement dans le Cloud des entreprises qui en ont besoin.

Pierre-José Billotte est président d'EuroCloud France et fondateur de Revendreducloud.

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