Wiremind lève 35 millions d'euros pour ses logiciels d'optimisation de revenus

Wiremind lève 35 millions d'euros pour ses logiciels d'optimisation de revenus L'entreprise cible deux marchés : les opérateurs de transport, sa verticale historique, et les acteurs de l'événementiel sportif.

Wiremind lève 35 millions d'euros auprès d'IronWave, de Bpifrance et de Seaya Andromeda. La scale-up française, qui développe des logiciels de revenue management, d'inventaire et de distribution pour les opérateurs de transport et les acteurs de l'événementiel sportif, réalise son premier tour de table depuis sa création en 2014, après s'être autofinancée pendant douze ans.

L'entreprise a été fondée par Colin Girault-Matz et Charles Pierre, deux anciens de la SNCF qui travaillaient au sein du département revenue management, une stratégie qui consiste à ajuster les prix et la distribution en fonction de la demande. Wiremind a ainsi commencé par développer un premier logiciel dédié à cette activité, avant d'élargir progressivement son offre avec plusieurs solutions couvrant le ticketing, la gestion des capacités, le pricing ou encore la distribution. "L'objectif est de couvrir tout le cœur du réacteur commercial de nos clients pour leur permettre de créer une offre, la distribuer et l'optimiser", résume Colin Girault-Matz, CEO. 

SNCF et PSG parmi les clients

Wiremind a notamment séduit plusieurs poids lourds du transport, sa verticale historique, parmi lesquels la SNCF, Transavia et Eurostar. L'entreprise travaille également avec des acteurs de l'événementiel sportif, un marché encore minoritaire dans son activité, comme le PSG. L'offre de Wiremind est modulable et ses clients peuvent choisir une seule solution. "Quand on embarque un client, il commence souvent par choisir notre module de données de compétition, qui lui permet de connaître le positionnement de ses concurrents grâce aux données que nous collectons via du web scraping ou des API publiques. Ensuite, il ajoute d'autres modules", précise le dirigeant. A noter que l'ensemble des logiciels développés par la scale-up est accessible via un abonnement SaaS. 

Si Wiremind a décidé d'ouvrir son capital à des investisseurs extérieurs après douze ans d'autofinancement, le choix a été mûrement réfléchi : "On sent une vraie appétence de notre marché pour s'équiper technologiquement. On ne veut pas rater le coche et on estime que c'est le bon moment pour accélérer".

La levée de fonds doit financer deux priorités : l'expansion internationale avec la poursuite de son développement en Amérique du Sud, au Moyen-Orient et dans la région Asie-Pacifique, mais aussi l'accélération de ses investissements dans l'IA, notamment pour améliorer ses recommandations de prix. Pour poursuivre ces deux objectifs, l'entreprise, qui compte 180 collaborateurs, a prévu une quinzaine de recrutements.