Les cybercafés devront conserver les données de connexion pendant un an

La lutte contre la cybercriminalité doit se faire à la source. L'enjeu de la conservation des données de connexion des cybercafés est essentiel . Explications.


(modifié le 26 février 2008) Afin d'élargir le champ du premier décret du 24 mars 2006 aux cybercafés, comme le prévoit la loi contre le terrorisme du 23 janvier 2006, la ministre de l'Intérieur, prépare dans le cadre de son plan de lutte contre la cybercriminalité un décret sur la conservation des données de connexion (différent de celui visant les contenus).

Aujourd'hui, les cybercafés et cybercentres garantissent un certain anonymat, ce que ne permet plus la téléphonie, à moins d'avoir une ligne basée à l'étranger. Du reste, cela fait déjà bien longtemps que les délinquants et les terroristes ne se parlent plus au téléphone.

Il était donc temps de clarifier les dispositions sur la durée de conservation du trafic des données afin qu'elles s'appliquent non seulement aux seuls opérateurs mais encore aux acteurs de l'Internet.

Ce décret détaillera les catégories de données à conserver pendant un an.

Pour être complet, notons que cette obligation concernera également les bornes d'accès Wi-Fi, les éditeurs de messagerie électronique, les points d'accès dans les lieux publics.

Ainsi donc, les responsables de cybercafés seront dans l'obligation de conserver les traces de connexion, de là à contrôler l'identité des utilisateurs, il n'y a qu'un pas... Certes les cybercafés seront de moins en moins un paradis pour la cybercriminalité, mais cela au détriment de vie privée.

Décidément liberté et sécurité ne font pas bon ménage.

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