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 LA TRIBUNE DE OLIVIER CERF 
L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !
Un constat, sans appel : l’e-mailing au sens traditionnel du terme est bel est bien mort. Vous et moi en faisons l’expérience quotidiennement en associant ces spams aux campagnes en ligne de constructeurs informatiques, de voyagistes …
(20/03/2008)
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Notre boîte mail est devenue un espace de communication abordé sur la base d'une défiance grandissante : que vais-je recevoir ce jour dans ma boîte mail ? Combien de courriels vais-je éliminer aujourd'hui ?

 

Que faut-il donc faire ? Travailler sur une composition plus qualitative de ces bases ? Une fausse alternative qui ne répond nullement au problème de la surabondance des campagnes d'e-mailing que nous rencontrons tous.

 

Augmenter alors sans cesse la taille des bases de contacts afin d'atteindre un nombre de retours suffisamment conséquent pour soutenir nos campagnes ?

Une réponse envisageable, certes, mais en aucun cas une solution pour nous permettre de dépasser cette situation critique. Un argument de poids tient à un principe de coût extrêmement simple : augmenter le nombre d'envoi, accroître la taille de la base de contacts, implique directement d'augmenter le coût des campagnes et donc prendre le risque de dégrader le coût du contact.

 

Il est devenu selon nous primordial d'informer les annonceurs que l'e-mailing est du point de vue du marketing direct bel est bien mort. Situation gênante à une époque où Internet se place progressivement au coeur de l'ensemble des campagnes réalisées par les annonceurs.

 

Ouvrir ou ne pas ouvrir un e-mail... telle est la question...

 

Le coeur de notre problème tient à l'équation suivante : l'internaute va-il recevoir l'e-mail qui lui est adressé ? Et une fois reçu en deçà des barrières anti-spams, va-t-il l'intéressé ?


Aujourd'hui, les routeurs d'e-mails ne garantissent tout au plus qu'un taux d'ouverture d'e-mail de 20 %... Nous voilà bien avancé !

Le fond du problème sur lequel ces derniers ne sont pas en mesure de répondre tient à la fois à une question de qualité de la distribution et à une question de contenu.

 

Désormais, ce qu'un internaute attend d'une campagne en ligne tient autant à l'offre de l'annonceur qu'à la manière dont celle-ci lui est vendue.


Plus un annonceur est à même d'accompagner son offre d'un contenu créatif et dédié au lancement de sa campagne, plus il sera en adéquation avec les attentes des internautes.

 

Je vous défie de me citer la référence du dernier produit qui vous a été proposé par un annonceur au travers d'un "e-mailing ciblé" reçu sur votre poste de travail. Je pense que vous n'aurez par contre aucun problème pour nommer l'une des dernières campagnes en ligne que vous aurez partagé avec votre réseau d'amis ou échangé avec un de vos collègues...

 

Ce qui vous a plu, ce que vous avez partagé, c'est le contenu de cette campagne plus que l'offre produit qui y est associée. Ce contenu se charge d'une signification forte. Ce dont on parle, ce que l'on souhaite recevoir comme information, ce vers quoi l'on surfe, c'est la dernière campagne de x ou le nouveau lancement de y... rarement le dernier ordinateur portable avec écran 21 pouces proposé par l'annonceur.

 

Il revient donc aux annonceurs d'envisager les campagnes de marketing direct en ligne du point de vue de leur contenu. Il n'est aujourd'hui plus suffisant de spammer un internaute pour obtenir son attention, il est devenu primordial de lui proposer une campagne de communication construite et cohérente.

 

Cette approche implique que les spécialistes du marketing entament un véritable travail de conseil et de stratégie auprès des annonceurs afin de les aider à construire des dispositifs globaux intégrant tous les leviers de propagation, d'acquisition, de fidélisation et de communication en ligne.

 

Plusieurs prescriptions essentielles s'inscrivent au coeur de cette démarche :

 

-        Une campagne de marketing direct en ligne qui s'appuie sur la création d'un contenu spécifique sur Internet n'est-elle pas plus efficace ?

-        Un e-mailing qui ne renvoie par directement au site de l'annonceur mais à un site dédié à l'opération n'a-il pas plus d'impact ?

-        Une stratégie marketing qui s'appuie sur des relais originaux et créatifs n'offrira-elle pas des niveaux d'acquisition plus important ?

 

Le marketing direct en ligne : construire l'identité d'une marque plutôt que la détruire

 

Aujourd'hui, il est devenu dangereux de recourir à l'e-mailing pour chercher à capter les internautes. Nous provoquons en fait le phénomène inverse. À force de proposer une offre ou un produit par e-mail dans le but de capter l'internaute, l'on créée un phénomène de saturation, de surinformation. Et ce résultat négatif est double : la marque est dévalorisée, et le canal de communication, l'e-mail, est appauvrit.

 

Bien au contraire, le marketing direct en ligne doit être conçu comme une démarche visant à accroître l'identité d'une marque auprès des internautes pour créer de la proximité et de la complicité entre cette marque et le consommateur.


Aujourd'hui, d'autres canaux autres que l'e-mailing existent pour toucher l'internaute. Ces nouveaux canaux reposent  par exemple sur le principe de notification d'alertes. Les internautes s'inscrivent de leur plein grès à un canal d'actualité qui leur permet de recevoir des informations voulues et attendues.

 

Prenons par exemple la campagne que nous sommes en train de finaliser pour le compte de label Sony BMG. Nous allons prochainement lancer un site Web à l'occasion de la sortie du prochain album d'un groupe comptant plusieurs centaines de milliers de fans. Lors de leur visite sur le site, ceux-ci seront invités à s'inscrire à un service Web leur permettant de recevoir en temps réel des alertes sur le groupe ainsi que des informations sur l'univers musical Sony BMG. L'assurance de communiquer de manière efficace et direct auprès d'une cible d'internautes ont ne peut plus qualifiée...

 

L'e-mailing a souffert de sa force et s'est tué tout seul. À force de vouloir être une démarche à faible coût qui permette de toucher un nombre important de contacts, il est devenu un canal de communication cher qui ne permet pas de toucher un nombre important de contacts.


Les campagnes d'e-mailing sont des ruines sur lesquels les agences de communication en ligne se doivent de reconstruire une véritable relation de proximité pour l'annonceur et l'internaute.

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VOS REACTIONS, VOS COMMENTAIRES 

L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (Arnaud METENS)

Perso, j'y crois pas à tes arguments de marketing on-line. C'est argumenter sans tenir réellement compte des besoins et du matériel disponible chez l'utilisateur final, et sur la toile. Tu te focalise trop sur le spam... Les gens qui utilisent un bon logiciel de messagerie ont déjà un filtre anti-spam qui trie les courriers indésirables, d'autres hébergent leur courrier chez un fournisseur (Gmail, Yahoo, MSN...) qui leur offre une solution pour trier les courriers qu'ils ne veulent pas. Le problème sera vu diffèrement par les entreprises qui très certainement acheteront une application chère et vilaine qui fera le job pour elles.
Quant à dire que l'e-mailing est mort, je pense qu'au contraire il a encore de très beaux jours devant lui.

Cordialement,
Arnaud METENS (26/03/2008)

L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (FEROUSSIER)

Je ne pense pas que l'e-mailing soit mort à ce stade là. L'e-mailing est un outil qui doit être ultra ciblé, c'est pour cela qu'il est nécéssaire pour une entreprise de se construire une base de données de plus en plus détaillée.

Je pense que dans l'avenir, la tendance sera inversée et c'est le consommateur qui fera sa demande par e-mailing et aux offreurs d'y répondre ! (25/03/2008)

L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (Mr Plouc)

C'est pas nouveau comme discours... pas instructif du tout ! Les marchands / pure players s'intéressent aux taux de transformation et non au buzz de la campagne. Le buzz ne fait pas vivre ! (25/03/2008)

L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (Pierre)

Il est vrai que pour un annonceur il est de plus en plus difficile de capter l'attention des internautes.
Dès lors il ne suffit plus de se demander comment vais-je faire la promotion de tel ou tel produit ? L'annonceur doit se poser la question : quel type de contenu est susceptible d'intéresser ma cible ? Comment puis-je exploiter ce contenu pour promouvoir ma marque ou mon produit ?
L'e-mailing n'est pas mort pour autant. Une campagne d'e-mailing reste pertinente à condition de soigner son contenu (on revient toujours à cette notion de contenu à valeur ajoutée pour l'internaute), mais aussi les méthodes d'acquisition des adresses e-mail (comme il est indiqué dans l'article). Surtout, une campagne d'e-mailing doit s'inscrire dans une démarche marketing plus globale exploitant les divers canaux de la publicité en ligne. (24/03/2008)

L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (Anthony)

Je trouve que ce billet est assez pauvre, le constat est juste certes, mais les points exprimés proposant des solutions alternatives sont quasi inexistants, ou déjà très utilisés dans les campagnes actuellement (alerter ses amis sur la qualité du contenu, ect). (21/03/2008)

L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (Philippe RICHALET)

Non seulement l'auteur réduit son analyse au seul segment du B to C, mais il ne propose aucune solution alternative crédible. Ce que son exemple de Sony vient confirmer, car malheureusement réservé à un nombre d'annonceurs très restreint puisque lié à un évènement précis.
Il s'agit là d'un simple effet d'annonce qui n'apporte rien au débat sur l'e-mail marketing, qui permet aujourd'hui à des entreprises de gagner de très nombreux clients !
Besoin d'exemples : contactez Espace Direct. (21/03/2008)

L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (Frédéric TESTARD)

Je suis tout à fait d'accord avec votre article.
Cependant, quelques remarques :
- Vous parlez des e-mailings de masse uniquement. Et cette facon de faire est effectivement morte ou le sera bientôt (il y a encore énormément de campagnes à la performance et autres jeux concours tous les jours).
- Vous parlez d'autres moyens que l'e-mailing mais le cas que vous présentez repose sur l'envoi d'e-mail - automatisés soit, mais il s'agit d'envoi d'e-mails. Aujourd'hui de plus en plus d'annonceurs utilisent des plates-formes d'envoi professionnelles qui permettent de mettre en place des scenarios de campagne et autres envois automatisés. Ces mécaniques fonctionnent trés bien.
- Vous parlez des routeurs qui ne peuvent garantir des ouvertures... il faudrait surtout parler des FAI / ISP qui n'ont pas encore à l'heure actuelle de solution pour assurer à leurs clients de ne recevoir que des mails légitimes et aux annonceurs que leurs mails légitimes arriveront bien et de manière lisible (les messageries bloquent par défaut les images et sans image, pas d'ouverture mesurée).

La où je vous rejoins totalement c'est sur le contenu.
C'est un point essentiel qui demande beaucoup de travail, de ressources, et qui implique donc un budget associé. Tous les annonceurs ne peuvent se permettre cela.

Enfin, il y a un autre point qui me semble négligé aujourd'hui sur le canal e-mail :
- c'est un canal excessivement relationnel et il doit être utilisé en tant que tel. Il est important que l'internaute puisse exprimer ses attentes, et il est trés facile et peu onéreux d'offrir aux internautes cette possibilité. Alors pourquoi s'en priver.
- c'est un canal interactif : l'internaute doit pouvoir interagir avec l'annonceur. Encore une fois les mises en place associées sont simples et peu coûteuses.

Cordialement,

Frédéric Testard
Histoire d'Adresses (21/03/2008)

Re : L’e-mailing est mort, vive le marketing direct on line !

  (ayadi faouzi)

Selon notre expérience dans le cadre de http://www.bourseimmo.com.tn, le e-mailing connaît un ralentissement, mais il n'est pas mort. Les autres techniques, particulièrement du Web 2.0, remplissent partiellment de plus en plus ce rôle. (20/07/2008)

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