Politique et médias sociaux : vers des stratégies de marques ?

Le premier tour des élections municipales nous a montré une fois de plus l'importance d'Internet dans la politique. La prise de parole des candidats se fait à présent sur le Web. Vers un rapprochement de la communication politique et communication de marque ?

Écoute, prise de parole et storytelling

Depuis les municipales de 2008, beaucoup de choses ont changé. Les hommes et femmes politiques ont pris conscience que la bataille ne se joue plus uniquement sur les médias traditionnels. Le potentiel de dialogue et de buzz n'est certainement pas le même que sur le web, où chacun peut prendre la parole. Le seul site internet du candidat permet certes d'être visible, mais ne suffit plus à nourrir la soif d'informations des internautes. 
Une présence multicanale est désormais nécessaire, pour écouter les électeurs et prendre la parole. L'exposition générée par les réseaux sociaux rendent les politiques accessibles et proches des citoyens. 
Twitter, Facebook, Instagram, Dailymotion, Youtube, Bobler complètent maintenant communiqués de presse, meetings et interviews à la télévision. 
Chaque réseau a son utilité et il faut les utiliser en adaptant les messages (voir "Municipales : les réseaux sociaux peuvent-ils aider les candidats à gagner ?" dans Les Echos). Montrer les coulisses d'une campagne sur Instagram permet de se rapprocher de l'électorat. Annoncer son programme sur Twitter permet d'avoir un feedback très rapide. Les vidéos sur Vine et les micro-contenus sonores sur Bobler permettent de réduire les coûts de diffusion en leur apportant une forte dimension virale. Cela sonne comme les conseils que l'on pourrait donner à une marque dans le cadre de la gestion de son image.

Stratégie numérique : les nouvelles armes de la politique

Les nouveaux enjeux ? Accepter la surexposition médiatique et la transformer en opportunité de communication. Communiquer sur internet est un exercice complexe mais néamoins devenu prioritaire aujourd'hui. A en constater le nombre de mention sur Twitter des deux candidates parisiennes : NKM a été mentionnée 131 000 fois par les internautes vs. 104 000 fois pour sa concurrente Anne Hidalgo. Leur faits et gestes, annonces et événements sont commentés en direct. Le militantisme s'organise sur le réseau social, des comptes de soutien mais aussi de bashing sont créés par les internautes. Leur influence sociale détermine le déroulement de leur campagne et ces candidats ont bien compris qu'ils devaient être présents offline et online.

Militantisme ou stratégie de marque ?

L'écoute, la prise de parole et le buzz sont trois thèmes que l'on retrouve dans les stratégies de marques qui ont été les premières à utiliser le web social pour construire leur communauté.
La communication politique utilise les mêmes codes que celles des entreprises. 
La veille, l'écoute, le prise de parole, la publication de contenus puis l'analyse et l'adaptation de la stratégie sont des sujets chers aux entreprises. Nous ne saurions plus que jamais recommander aux politiques de surveiller les bonnes pratiques des entreprises en matière de social media et aux marques de rester à l'affut des astuces utilisées par les politiques. 

Pour chacun, la légitimité est prêtée par un tiers et n'est pas acquise ad vitam eternam.
Il faut continuellement entretenir sa réputation et sa légitimité auprès de sa cible.

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