Les Nouveaux noms de domaine dans la presse

A la lecture d’hebdomadaires d’information, on ne peut éviter les nombreux produits présentés et dont sont affichés les noms de domaine pour présenter un site Internet. Dans les parutions du Point du mois de mai, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur certains d’entre eux.

Des noms de domaine à rallonge

Si il a longtemps été recommandé d’intégrer des mots clés dans le domaine de second niveau; comprenez la partie qui vient avant l’extension de nom de domaine; les nouvelles extensions Internet donnent un grand coup de pied dans l’ordre établi.
A la page 114, mon regard se pose sur l’adresse Internet de l’inventeur des Rencontres d’Arles qui intègre le mot “Paris” après un tiret dans un nom de domaine “.fr”. Sur la même page, un autre encadré sur la peintre Frieze qui intègre le signe “newyork” attaché à son nom, avant la très populaire extension “.com” (dont très peu de gens connaissent la véritable signification d’ailleurs).

Si l’on peut comprendre la volonté de ne pas changer de nom de domaine lorsque celui-ci est installé sur la toile depuis longtemps, on peut néanmoins imaginer qu’enregistrer le même nom de domaine; dans sa version écourtée; en le terminant par une nouvelle extension Internet du type “.paris” ou “.nyc” ne fera pas exploser le budget de communication et sera une sécurité complémentaire, juste ”au cas où”.

“Au cas où”

S’il n’est nul besoin de rappeler ce qu’est le cybersquatting, deux raisons d’enregistrer un nom de domaine supplémentaire me viennent à l’esprit pour éviter celui-ci:
  • Un changement de nom de domaine peut s’inscrire dans une stratégie de communication ultérieure, dans le cadre de la refonte d’un site Internet par exemple;
  • “Prendre les devants”: ce n’est pas parce qu’un nom de domaine est enregistré par un tiers qu’il s’agit forcément d’usurpation d’identité (cybersquatting). Plusieurs marques peuvent prétendre au même nom de domaine et lorsqu’il s’agit d’un nom générique, il est plus dur encore de récupérer celui-ci si l’on souhaite en avoir l’exploitation.

Le Gotha Club

Un peu plus loin dans ma lecture, je m’arrête sur le nom de domaine d’une discothèque bien connue à Cannes -  le Gotha Club - dont le site Internet utilise un “.com”.

Bien entendu, il est toujours difficile d’être informé en amont du lancement d’une nouvelle extension et peu d’utilisateurs trouvent d’intérêt à suivre cette information car elle est technique, souvent confuse, et associée à des coûts supplémentaires que l’on estime - de fait - pas indispensables lorsqu’un site Internet fonctionne.

“Pourquoi changer de nom de domaine? Pourquoi en acheter un de supplémentaire? Pour quelle utilisation?” sont autant de questions que l’on cesse rapidement de se poser lorsque l’on est abreuvé, de façon incessante, du lancement de la toute dernière extension anglophone “.jewelry” pour la bijouterie ou du “.xyz” pour...pourquoi donc d’ailleurs ?

Des extensions incontournables

S’il existe de nouvelles extension Internet pour tous les goûts, il en existe certaines qui importent peu: on s’interrogera sur l’utilité d’enregistrer sa marque en “.sucks” ou en “.fail”. D’autres en revanche peuvent être qualifiées d’absolument incontournables. Voici nos cinq extensions favorites:
  1. Les noms de domaine “.CLUB”: toute discothèque, tout fan club, tout club sportif, se doit d’enregistrer son nom de domaine “.club” car la dimension multilingue et l’hyper précision de cette extension font de ce choix le plus représentatif d’une activité qui se veut aussi d’exister sur Internet: “un club est un club”. Il en existe 235,000 actuellement et ce n’est pas un hasard.
  2. Les noms de domaine “géographiques”: une Entreprise présente sur Internet avec un siège social dans la ville de Tours, une boutique, ou ne serais-ce qu’une présence, sera toujours valorisée en indiquant sa localisation dans son extension de nom de domaine: la séparation du point entre le nom et l’extension  .
  3. Les noms de domaine “.COMPANY”: très anglophone mais surtout très représentative des millions de sociétés commerciales qui ont une présence sur Internet et qui souhaitent s’adresser au plus grand nombre. Bientôt 45,000 en exploitation.
  4. Les noms de domaine “.BLOG”: ces noms de domaine ne sont pas encore lancés et le seront prochainement: multilingues, ils devraient connaître un ENORME succès.
  5. Les noms de domaine .EMAIL: il existent déjà et sont au nombre de 53,000 environ. Précis dans une signature, ils sont peut être tout aussi importants dans une stratégie de sécurisation du patrimoine immatériel: nul ne souhaite voir un tiers exploiter sa marque dans l’extension .EMAIL...pour des raisons évidentes.

Il existe un réel décalage entre la qualité et la quantité des nouveaux noms de domaine disponibles à l’exploitation, et la connaissance de...leur existence. Si les noms de domaine “.club” font partie des plus enregistrés parmi les centaines de nouvelles extensions proposées, c’est aussi parce que l’équipe en charge du développement du projet réalise un travail considérable pour en faire la promotion.
Ainsi, si il est utile pour une marque de s’enregistrer dans la Trademark Clearinghouse pour être tenue informée des tentatives d’usurpation d’identité, il est en revanche important de prendre conscience - dès à présent - que de très nombreux nouveaux noms de domaine sont disponibles à l’enregistrement: c’est le moment d’en profiter.

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