Bercy relance le Comité stratégique de filière numérique

Le gouvernement nomme Loïc Rivière (Afdel) à la tête du Comité et lui confie deux missions, sur la relocalisation de la fabrication des équipements télécoms et sur le capital-risque.

Le gouvernement vient de sortir de ses tiroirs le Comité stratégique de filière numérique créé sous Nicolas Sarkozy, profitant de la fin du mandat de son président Guy Roussel pour lui donner une nouvelle impulsion. Est nommé à sa tête Loïc Rivière, délégué général de l'Afdel (Association française des éditeurs de logiciels et solutions Internet). En plus des organisations syndicales, le bureau du Comité s'ouvre aux industriels, que représentent Pierre Barnabé (DG délégué de Bull), François Bourdoncle (Exalead-Dassault Systèmes), Pierre Louette (DGA d'Orange), Gabrielle Gauthey (VP d'Alcatel) et Olivier Mathiot (cofondateur de PriceMinister).

La lettre de mission du Comité stratégique de filière numérique le charge d'émettre des propositions visant à "développer la compétitivité [de la France] dans le domaine du logiciel, des nouveaux services et usages de l'Internet". Ne pas confondre, donc, avec le Conseil national du numérique, aux prérogatives plus étendues, qui peut s'autosaisir ou être saisi par un ministre.

En 2014, le Comité stratégique de filière numérique étudiera deux domaines. D'abord, il essaiera de quantifier l'impact de la fabrication des équipements télécoms hors des frontières françaises – par exemple par Alcatel-Lucent en Chine - pour envisager des pistes de relocalisation. Deuxième dossier, la politique d'innovation de l'Hexagone et une possible réforme du capital-risque.

Capital risque