La Chine n'est pas un long fleuve tranquile pour Google

Un an après avoir déplacé ses services à Hongkong, Google accumule les difficultés. Dernière en date : Pékin accuse d'évasion fiscale trois entreprises liées au moteur.

Les petits malheurs de Google en Chine se multiplient. Un an après avoir déplacé ses services chinois à Hongkong, le moteur de recherche continue de cumuler les polémiques. Dernière en date : les autorités chinoises accusent trois entreprises liées au moteur américain d'évasion fiscale. Deux de ces entreprises sont des filiales de Google, la troisième un partenaire du groupe. Les trois entreprises sont soupçonnées d'avoir présenté des déclarations de revenus falsifiées et de devoir aux alentours de 4,2 millions d'euros au fisc chinois. Ce que Google dément.


Ces accusations surviennent alors que Google tente de maintenir son service de cartographie en Chine, qui pourrait devenir illégal à la suite de la promulgation d'une loi imposant aux éditeurs de ce type de services de disposer d'une licence spécifique. Ce qui n'est pas le cas de Google. 


Le plus important portail du pays Sina.cn a par ailleurs récemment annoncé avoir cessé d'utiliser la technologie de recherche du groupe américain, suite à la fin du contrat unissant les deux sociétés qui n'a pas été renouvelé. De quoi faire encore chuter la part de marché de Google en Chine, qui n'a cessé de fondre depuis un an. Selon Analysys International, le poids de Google sur le marché chinois de la recherche est tombé de 36% fin 2009 à moins de 20% fin 2010. Le chinois Baidu contrôle désormais les trois quarts de ce marché.


Depuis un an, Google se dit victime d'attaques informatiques et de blocages en Chine alors que le moteur a refusé de censurer ses résultats de recherche en y ôtant les sites hostiles au régime chinois. Début 2010, les tensions avec les autorités chinoises avaient poussé Google à faire transiter ses recherches en Chine par Hongkong.

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