F.Hollande s'en prend à l'optimisation fiscale des géants du Web

Le président de la République considère que cette pratique n'est "pas acceptable" et l'abordera avec Barack Obama lors de son voyage outre-Atlantique du 10 au 12 février.

L'optimisation fiscale à laquelle procèdent les géants du Web n'est "pas acceptable", a jugé François Hollande le 6 février lors d'une visite au siège de Vente-privee.com. Le président de la République a ajouté qu'il était sur ce point en accord avec son homologue américain Barack Obama. A l'occasion du déplacement du Chef de l'Etat aux Etats-Unis du 10 au 12 février, les deux hommes évoqueront donc le sujet pour faire un "effort d'harmonisation fiscale".

"Au niveau européen comme au niveau mondial, on doit faire en sorte que l'optimisation fiscale - c'est-à-dire la tentation de certains grands groupes, concurrents d'ailleurs de nos entreprises, de s'installer là où l'on paie moins d'impôts - puisse être remise en cause, a estimé François Hollande. Chacun doit être dans les mêmes situations de concurrence, y compris sur le plan fiscal."

Le fisc français réclamerait actuellement un milliard d'euros à Google, qui facture la majeure partie de ses prestations depuis l'Irlande et ne déclare en France qu'un chiffre d'affaires annuel inférieur à 150 millions d'euros (lire l'article Google redressé d'un milliard d'euros par le fisc, du 4/2/2014).


Chiffre d'affaires