Confidentiel : France Digitale, sa composition, ses missions, son organisation

Alors que le lancement officiel de France Digitale doit se tenir le 2 juillet, voici la composition, les objectifs et l'organisation de cette association réunissant start-up et fonds d'investissement.

Le voile se lève sur le nouveau lobby de l'économie numérique France Digitale, qui devrait être lancé officiellement le 2 juillet prochain, et dont le JDN avait révélé l'existence (lire notre confidentiel : Entrepreneurs et investisseurs créent leur lobby, du 13/06/2012). Présidé par Marie Ekeland (Elaia Partners) et Marc Ménasé (MenInvest), le conseil d'administration est, selon nos informations, composé de : Jean Bourcereau (Ventech), Eric Carreel (Withings), Jean-David Chamboredon (ISAI),  Philippe Collombel (Partech International),  Stéphanie Delestre (Qapa), Gaël Duval (JeChange.fr), Marie Ekeland (Elaia Partners), Benoist Grossmann (Idinvest), Emmanuel Jayr (Goom Radio), Marie-Christine Levet (Jaïna Capital), Emanuele Levi (360 Capital), Xavier Lorphelin (Serena Capital), Frédéric Mazzella (Covoiturage.fr), Marc Menasé (Meninvest), Marc Rougier (Scoop.it), Jean-Baptiste Rudelle (Criteo). En bref, 50% start-up, 50% VC's.

 

France Digitale s'organise autour de 9 commissions de travail :

-Développer les incitations à la croissance des PME numériques (pas de président pour le moment)

-Favoriser l'éclosion d'une capitale numérique européenne en France (président Gaël Duval, JeChange)

-Attirer des actionnaires long terme sur tout le cycle de développement des entreprises numériques (président Philippe Collombel, Partech)

-Faire évoluer le cadre réglementaire des entreprises du numérique (président Giuseppe Demartino, Dailymotion)

-Réaliser le baromètre FD annuel (président Xavier Lorphelin, Serena)

-Promouvoir la filière innovation (président Jean Bourcereau, Ventech)

-Animer la communauté France Digitale (président Emmanuel Jayr, Goom Radio)

-Former aux nouveaux modèles d'entreprises numériques (présidente Stéphanie Delestre, Qapa)

-Etablir de nouvelles bonnes pratiques de développement commercial et stratégique entre start-up et grands groupes (président Marc Rougier, Scoop.it).

 

Une de ces commissions aura en charge la création d'un baromètre annuel de la performance économique du secteur, réalisé auprès de 100 start-up françaises par Ernst & Young et montrant la dynamique du secteur. En parallèle, France Digitale veut militer sur plusieurs sujets, comme la création d'un label unique d'innovation, la réduction des charges sociales pour les salariés du secteur pendant plusieurs années, l'élargissement de la notion d'innovation dans le cadre du crédit impôt-recherche (CIR), et pour une adaptation de la fiscalité des PME privées indépendantes. Elle devrait commencer à s'en entretenir avec la ministre déléguée en charge de l'Economie Numérique, Fleur Pellerin, conviée au lancement de l'association le 2 juillet.

 

L'association se rémunère uniquement sur les cotisations de ses membres (entre 500 et 2 500 euros pour les start-up, et 1 500 et 2 500 euros pour les fonds). France Digitale anticipe un budget de 100 000 à 120 000 euros par an, dont la moitié sera investi dans le salaire d'un secrétaire général permanent. Pour devenir membre de France Digitale, une start-up ou un fond devra se faire coopter par 2 parrains déjà membres et voir sa candidature validée par le Conseil d'administration. Ses membres bénéficieront par ailleurs d'un CE numérique mutualisé

Capital risque / PME