Ad exchange : le trading desk Tradelab cherche à lever des fonds

trading desk Tradelab Tradelab s'est lancée en début d'année sur le marché de l'achat d'espace display en temps réel. L'entreprise vise entre 30 et 50 annonceurs en fin d'année.

Le Real Time Bidding se développe en France. Après Matiro en 2010, un nouveau trading desk indépendant s'est lancé en France en début d'année : Tradelab. Créé en début d'année par Yohann Dupasquier (ancien DG de Keyline) et Charles Gros (ancien de Tradedoubler, Zanox et d'Advertising.com), Tradelab veut se positionner sur la vague des ad exchange (lire le dossier Les ad exchange représentent-ils l'avenir du display ?, du 04/05/2011) venue des Etats-Unis.


Outre-Atlantique, les investissements en real time bidding ont dépassé les 350 millions de dollars en 2010 et devraient franchir le cap des 800 millions cette année, selon le cabinet Forrester, soit une croissance de plus de 130 % en un an. En France Yohann Dupasquier estime qu'environ 8 % des investissements display en France seront réalisés via de l'achat d'espace en temps réel. A titre de comparaison, 540 millions d'euros nets ont été investis en display en France en 2010, selon le SRI et Capgemini.


"La logique de désintermédiation permise par les ad exchange offre l'occasion d'acheter de l'audience de manière plus efficace que sur les ad networks", explique Yohann Dupasquier. En plus d'offrir un meilleur ROI aux annonceurs, ce mode de commercialisation du display offre selon lui une façon plus efficaces aux éditeurs de vendre leurs espaces, alors que la croissance des investissements publicitaire est moins rapide que celle des inventaires.


Depuis le début de l'année, Tradelab a recruté une vingtaine de clients, dans les secteurs de la banque-assurance, le voyage, la beauté ou le jeu en ligne. La start-up prévoit d'arriver en fin d'année à un portefeuille de 30 à 50 annonceurs. Tradelab travaille également avec 3 agences média et discute actuellement avec 3 autres. Pour l'exercice 2011, Tradelab vise 800 000 euros de chiffre d'affaires, mais prévoit de grimper à 3, voire 4 millions d'euros de revenus dès 2012. L'entreprise prévoit de lever des fonds avant l'été pour développer sa technologie.

 

Ad-exchange