Sept députés PS proposent un amendement "anti-AirBnB"

Cet amendement vise à mieux encadrer le changement d'usage d'un logement principal en location meublée touristique.

Dans le cadre du projet de loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, sept députés socialistes ont présenté le 5 septembre un amendement visant très clairement les services de location d'hébergement entre particuliers tels qu'AirBnB.

Pascal Cherki, Sandrine Mazetier, Fanélie Carrey-Conte, Jean-Marie Le Guen, Daniel Vaillant, Seybah Dagoma et Annick Lepetit proposent de rajouter au texte de loi ces deux phrases : "Tout intermédiaire qui participe à la mise en location d'un meublé de tourisme doit, au préalable de sa mise en location, obtenir du propriétaire l'attestation de déclaration du meublé qu'il aura préalablement faite auprès du maire de la commune où est situé le meublé. Cette attestation sera produite par la commune où est situé le meublé". L'idée qui sous-tend cet amendement : veiller à l'application de la réglementation relative au changement d'usage d'un logement principal en location meublée touristique.

Le leader du créneau, AirBnB, recense 300 000 annonces dans 33 000 villes de 192 pays. Et après New York, son deuxième principal marché est Paris. Une activité qui déplaît profondément aux professionnels de l'hôtellerie qui y voient de la concurrence déloyale et non taxée. De plus, de nombreux propriétaires détournent l'usage de leurs appartements locatifs pour les proposer sur ces sites. Une pratique contraire à la loi, qui prive les habitants de nombreux logements.

Le gouvernement français ne souhaiterait toutefois pas se débarrasser des sites d'hébergement collaboratif comme la ville de New York, constatant que mis à part leurs frais d'hébergement, les utilisateurs d'AirBnB dépensent en moyenne le double des clients des hôtels lorsqu'ils voyagent dans la capitale, selon le "Nouvel Observateur".

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