Automobile : le full kitting sauvera-t-il la peau de PSA ?

Cette méthode de production doit booster la compétitivité du constructeur. Car les pièces détachées vont à l'ouvrier et plus l'inverse.

Le JDN aurait eu tort de refuser l'invitation. Pourtant, sur le papier, difficile de faire moins sexy qu'un sujet sur le full kitting, même lors d'une visite dans l'usine Sevelnord de PSA Peugeot Citroën. Mais en réalité, derrière cet anglicisme se cache un vrai tournant pour le monde de l'industrie et plus particulièrement pour le constructeur automobile français.

Car c'est sur le full kitting que PSA compte pour gagner massivement en compétitivité. La recette : trier et acheminer aux ouvriers de manière automatique les pièces détachées dont ils ont besoin, plutôt que d'obliger ces derniers à se déplacer pour trouver ce qu'ils cherchent.

Dès 2017, toutes les usines de PSA Peugeot Citroën passeront au full kitting

Et le résultat est étonnant dans l'usine valenciennoise, qui se dit la plus avancée en Europe sur le full kitting. Ce qui était autrefois une ruche encombrée paraît aujourd'hui bien vide. Au milieu du ballet incessant des chariots filoguidés (ils suivent une bande magnétique), plus de grandes étagères remplies à ras bord. Les opérateurs n'ont qu'à tendre la main pour attraper les éléments nécessaires à la fabrication des véhicules.

Dès 2017, ce sont toutes les lignes de production du groupe dans l'Hexagone qui s'inspireront du modèle Sevelnord en passant au full kitting. L'usine valenciennoise, pilier de la première région de production automobile de France, est aujourd'hui la vitrine du grand plan de modernisation du constructeur automobile, qui vise la redimension et l'optimisation de ses unités de production.

Mais il faut plus que des mots pour comprendre l'ampleur du changement qui s'amorce. Le JDN vous emmène dans l'usine de demain… en photos.

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