Les fonds de Private Equity supplantent la Bourse

Financer sa croissance est aujourd’hui un exercice de plus en plus complexe pour les entreprises. Dans ce contexte, certaines approches qui permettaient d’obtenir des financements et des liquidités n’ont aujourd’hui plus la cote.

Parmi les principaux exemples, nous pouvons citer celui de la Bourse. Aujourd’hui, son attractivité n’est pas au rendez-vous. Elle n’est plus une solution efficace pour financer la croissance des PME innovantes. A l’opposé, les fonds de Private Equity se positionnent, de leur côté, comme de véritables partenaires en intervenant aux différents stades de croissance et en permettant aux entrepreneurs de trouver des leviers adaptés à leurs attentes. Ils sont manifestement une alternative aux marchés financiers.

Prenons quelques exemples :

 - Financer le développement des entreprises innovantes
Accéder à des montants permettant d’asseoir un développement de grande envergure est un des principaux atouts des fonds de Private Equity. Ces derniers sont en mesure d’accompagner des entreprises dans leurs phases de croissance à différents stades. Jusqu’à 20 millions d’euros, des fonds domestiques sont légions. On prendra l’exemple de la dernière levée de fonds réalisée par Santiane. Au-delà de 20 millions, ce sont généralement les fonds anglo-saxons, dits de growth equity, qui prennent le relais. Cela a notamment été le cas pour les opérations réalisées par Deezer ou Showroomprivé.

- Offrir une liquidité aux actionnaires
Un autre intérêt des fonds de Private Equity est leur capacité à permettre aux actionnaires de vendre une partie de leur participation dans de bonnes conditions, opération dite de cash out … Les exemples de Ventes Privées et de Zadig & Voltaire illustrent cette tendance…

- Intervenir sur des sociétés cotées
Les fonds de Private Equity peuvent également opérer sur des sociétés cotées, se substituant aux marchés financiers sur leur propre terrain, et cela à plusieurs titres :

- Financer des opérations de développement : ces opérations de PIPE (private investment in public equity) sont privilégiées à des époques où il y a une raréfaction des levées de fonds boursières du fait du désintérêt des gérants pour les valeurs small caps. Les sociétés Valtech ou Emailvision ont recouru à ce type de financement.

- Permettre aux sociétés de sortir de la cote (opération P2P – Public to Private). Cela s’applique notamment aux sociétés cotées de taille réduite inscrites sur l’Eurolist C ou Alternext. En effet, ces dernières ne bénéficiant pas de liquidités ou d’accès à des nouveaux financements, elles n’ont plus d’intérêt à rester cotées. Cela représente également un coût non négligeable. Nous pouvons prendre l’exemple des sociétés Efront ou Metrologic qui ont opté pour ce schéma.

Les fonds de Private Equity ne font pas que se substituer à la Bourse. Ils peuvent apporter davantage. Ils jouent en effet un rôle clé dans l’accompagnement des entrepreneurs: ouverture de leurs réseaux, conseil au développement à l’international, structuration de l’entreprise pour l’accompagner dans sa croissance… Les entrepreneurs accèdent ainsi à des ressources uniques pour développer leur activité.
Véritable alternative à la Bourse, le Private Equity offre donc une réponse adaptée aux besoins de croissance des entreprises innovantes et aux projets des entrepreneurs.

Autour du même sujet