Délais de paiement : 25 % des défaillances d'entreprises sont causées par des problèmes de trésorerie

Le Rapport annuel 2012 de l’Observatoire des délais de paiement montre l’impuissance du politique face aux réalités économiques. C’est pourquoi nous vous livrons une conclusion choc et sans langue de bois.

Le Rapport annuel 2012 de l’Observatoire des délais de paiement montre l’impuissance du politique face aux réalités économiques. C’est pourquoi nous vous livrons une conclusion choc et sans langue de bois. Elle vous apporte la solution pour obtenir des résultats très concrets tout de suite !

Les constats

1/3 des entreprises voient encore leurs factures réglées au delà de 60 jours. Il existe de fortes disparités entre secteurs d’activité (ex : DSO Fabrication d’équipements : 64,7 jours - DSO Services : 77,4 jours,  DSO Construction : 62,7 jours) …et nature de sociétés : les principaux bénéficiaires sont les ETI dont les délais moyens de paiements se sont raccourcis de 9,2 jours de CA depuis l’apparition de la loi LME fin 2008. Encore plus concrètement :

  • Retard de paiement moyen des entreprises françaises : 11,8 jours,
  • 25% des défaillances d'entreprises sont dues à des problèmes de trésorerie. Les PME de 20 à 50 salariés ont été les plus touchées avec une augmentation de près de 60 % entre 2007 et 2011,
  •  L’application généralisée de la LME procurerait aux entreprises un supplément de trésorerie de 11 milliards d’euros (13 Mds pour les PME et 9 Mds pour les ETI) !
  • Dégradation claire des délais de paiement en 2011 notamment à cause de collectivités publiques,
  • Mauvais respect de la loi  qui est connue mais contournée avec notamment l’exploitation de la faiblesse des PME par les grands donneurs d’ordre via l’introduction de délais cachés jouant à leur avantage.

Face à cela, Bercy propose  de mettre en œuvre une batterie de 13 mesures (ex : ne plus modifier le dispositif législatif et réglementaire), et d’accompagner les entreprises en difficulté de trésorerie (ex : crédits de trésorerie mis à la disposition des PME par la BPI.)
Mais pas de magie !  Une nouvelle augmentation des délais de paiement en 2013 est pressentie en 2013.
Grand commis de l’Etat, René Ricol avouait sur BFM Business son impuissance à faire évoluer les choses dans ce domaine. Il a clos son entretien en citant Michel Audiard « quand les types de 130 kg disent certaines choses, les types de 60 kg les écoutent ».

« Cash is King » disent les Américains. La composante culturelle est le créateur des retards de paiement. Le changement des mentalités ex nihilo nécessite la coercition. Mais nous savons que la SARL PoorCo ne pourra jamais s’imposer face à la multinationale cotée. La réduction des délais de paiement n’est pas une affaire technique ni de loi MAIS de volonté, de travail et de pouvoir. Ainsi, en attendant les anges, les dirigeants doivent constituer leur « war room » dédiée à la récupération immédiate et implacable du cash. Cette war room doit être savamment construite et orchestrée en mode projet.
Une war room en marche garantit le quasi 0 retard de paiement.

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