Dans le domaine de la finance, la confiance est un actif important

Mon point de vue sur les cinq dernières années depuis l’effondrement de Lehman Brothers le 15 Septembre 2008 est nourri par l'expérience de l'investisseur individuel. Ils sont des millions à avoir perdu confiance dans le système après la crise financière qui a provoqué la dissolution de Lehman et de nombreux pans de ce secteur.

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En ce qui concerne les services financiers, peut-être plus que pour les autres domaines, la confiance est un ingrédient essentiel. Les complexités liées à l'investissement, les risques inhérents, l'émotion humaine et l'importance de bien faire les choses, font de la confiance un élément sans pareil quand il s'agit d'argent.
La pouvoir de l’investissement c'est qu'il donne aux individus la possibilité d'être propriétaires et de participer à une économie florissante en tant que moyen d’aider à la construction d’un avenir meilleur et plus sûr. Donc, c'est une question importante. En tant qu’industrie, nous avons la responsabilité de créer un environnement dans lequel les individus peuvent regagner la confiance et l’assurance nécessaire pour se lancer dans les marchés de capitaux. Comme nous l'avons vu, si vous brisez cette confiance, elle diminue, l’implication chute et je pense que les individus et leurs perspectives d’un avenir financier sûr souffrent.
Une enquête de l’institut Gallup réalisée en avril a révélé que seulement 52 % des américains se sont investis dans "les stocks particuliers, les fonds commun de placement, les placements retraite (self-directed 401 k) ou dans un plan d’épargne retraite personnel". C'est la propriété du capital la plus vaste au monde, mais ce taux est inférieur à celui d’une enquête de l’institut Gallup réalisée en juin 2002 qui situe les investissements à 67 %. Cette baisse est un mauvais signe.
Il ne s’agit pas d’une notion abstraite universitaire. Les conséquences sont telles que les investisseurs restent sur la touche, et elles sont bien réelles. Bien que les performances passées ne sont pas une garantie des résultats futurs et que les investisseurs ne peuvent pas investir directement sur n’importe quel indice, il est important de mentionner que, avoir été absent du marché alors qu’il était à son niveau le plus bas le 2 Mars 2009, aurait signifié manquer une des plus fortes augmentations du marché que l’on ait vu depuis des années : une augmentation de 149 % de l'indice 500 de Standard and Poor's à la clôture des marchés le 13 septembre 2013.
C'est une occasion manquée importante et pourtant, pour beaucoup, cela semble être exactement ce qui s'est passé. Ils sont sortis des marchés et y reviennent à peine maintenant.

Quelle est la réponse ? Bon nombre de changements qui ont été mis en place au cours des cinq dernières années ont été bénéfiques. Les règles sont appliquées systématiquement avec plus de soin contre les parties les plus à risque des marchés des capitaux. L’endettement excessif qui est une des principales causes de l'effondrement est mieux contrôlé. Les hypothèques à fonds propres négatifs sont en baisse, plus proches des normes historiques à long terme, réduisant les risques dans le système.
Ce sont toutes de bonnes progressions qui, je pense, vont renforcer le système et commencer à reconstruire la confiance et l’optimisme des investisseurs individuels.
Mais la confiance nécessite fondamentalement que nous tous nous nous rappelions qu’il ne s’agit pas de notre argent. Nous sommes les intendants de la sécurité financière future des autres.
Les investisseurs méritent une grande transparence dans la façon dont nous gérons les risques et faisons des profits.
Ils méritent de savoir comment nous sommes rémunérés. Et ils méritent, et devraient exiger, une évaluation simple et honnête de tous les risques que nous prenons avec leurs investissements. Ils méritent une explication claire de notre point de vue sur la meilleure voie à suivre avec accès aux motifs qui se cachent derrière ces recommandations.
Ils méritent une explication claire sur ce qu'ils peuvent raisonnablement attendre en termes de résultats compte tenu de leurs objectifs. Investir ne doit pas être chic ou compliqué. Investir devrait être quelque chose d’ouvert, transparent, fondé sur des principes éprouvés fondamentaux et soutenu par l'engagement mutuel, un esprit de partenariat et une promesse de voir le monde à travers les yeux de nos clients. C'est seulement alors que nous pourrons espérer de regagner la confiance perdue au cours des cinq dernières années.

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Traduction par Sylvie Ségui, JDN
Cette chronique traduite par le JDN a été publiée via le programme
Influencers de LinkedIn, où s'expriment près de 300 leaders d'opinion. Retrouvez la version originale en anglais ici.

Crise financière / Linkedin