Fiscalité de l'immobilier d'entreprise : les villes françaises les plus chères

Coût fiscal de l'immobilier d'entreprise Découvrez les grandes communes de l'Hexagone où le coût fiscal de l'immobilier d'entreprise est le plus élevé.

Dans certaines villes de France, le coût fiscal de l'immobilier de bureaux peut représenter jusqu'à 60% du montant des loyers des immeubles en état d'usage, dits "de seconde main". C'est notamment le cas à Nîmes, où la somme de la taxe foncière, de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et de la cotisation foncière des entreprises atteint 57 euros par mètre carré en 2014, chiffre l'Alma Consulting Group. A l'inverse, à Metz, le coût fiscal s'établit à 20 euros par mètre carré, soit 19% des loyers. 

De fortes disparités existent donc entre les grandes villes tricolores. En région, l'amplitude varie même de 1 à 3. La carte ci-dessous, réalisée grâce aux données de l'Alma Consulting Group, fait apparaître en rouge les cités les moins avantageuses en termes de coût fiscal de l'immobilier pour les entreprises.

Le coût fiscal de l'immobilier d'entreprise dans les grandes villes de France (+100 000 habitants)

 

 

Parmi les villes qui affichent un coût fiscal de l'immobilier d'entreprise entre 50 et 69 euros par mètre carré de surface utile, Nîmes, donc, mais aussi Toulouse (Haute-Garonne), Montpellier (Hérault) et Lyon (Rhône). 

Saint-Denis s'impose comme la grande ville de France la plus chère pour les entreprises

Frappées par la taxe sur les bureaux, toutes les localités d'Ile-de-France présentent, sans surprise, un coût fiscal supérieur à 50 euros le mètre carré. Pour une meilleure lisibilité, voici une carte dédiée à cette région. Avec un coût fiscal immobilier de 51 euros en 2014, Malakoff (Hauts-de-Seine) s'impose comme la commune la plus abordable d'Ile-de-France pour les entreprises.

Au contraire, Saint-Denis s'impose comme la ville de France de plus de 100 000 habitants la plus chère fiscalement pour les entreprises, avec un coût fiscal immobilier de 98 euros par mètre carré.

 

Les coûts fiscaux immobiliers sont stables en 2014... mais cela devrait changer en 2015

Les coûts fiscaux immobiliers sont stables en 2014, observe l'Alma Consulting. "Le taux de revalorisation des bases cadastrales a été limitée à 0,9% dans le budget 2014, explique Pascal Martinet, directeur des audits fiscaux d'Alma Consulting Group, et les taux d'imposition, notamment dans les grandes villes, ont été stables, pour la taxe foncière comme pour la cotisation foncière des entreprises. Sauf à Marseille, où une hausse du taux de taxe foncière a été enregistrée, et à Reims, où il a baissé. Mais ces évolutions sont tellement faibles qu'elles n'ont pas d'incidence sur le coût".

Cette stabilité ne devrait pas durer, avertit la société, qui mise sur une reprise de la pression fiscale sur l'immobilier des entreprises dès 2015 en raison, notamment, de la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales. 

Autre indice en faveur d'une hausse des coûts fiscaux l'an prochain : si le projet de budget rectificatif 2014, débattu en ce moment même à l'Assemblée nationale, est adopté en l'état, la taxe sur les bureaux en Ile-de-France deviendra non déductible de l'impôt sur les sociétés.


Taxe foncière / Loyer