Hausse du chômage de 0,6% en août : tous les détails

Hausse du chômage de 0,6% en août : tous les détails En août 2017, le nombre de demandeurs d'emploi est en hausse de 0,6% sur un mois, à 3 540 400. Au second trimestre 2017, le taux de chômage recule de 0,1 point sur trois mois à 9,2%.

Le nombre de chômeurs de catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité est en hausse de 0,6% sur le mois d'août, après une hausse de 1% en juillet. Cela représente 22 300 inscrits de plus en qu'un juillet 2017. Le nombre est toutefois en baisse de 0,3% sur un an. Toutes catégories confondues, sur le mois d'août, le nombre d'inscrits s'élève à 6 366 700 en France métropolitaine. Sur le mois de juillet, le chiffre était de 6 327 900, soit une hausse mensuelle de 0,6%. Sur un an, la hausse est de 1,6%.

En août 2017, pour l'ensemble des catégories et dans la France entière, le nombre de chômeurs atteint le nombre de 6 705 000 personnes contre 6 665 300 personnes le mois précédent, soit une hausse mensuelle de 0,6%. Il s'agit du troisième mois complet sous la présidence d'Emmanuel Macron. Interrogée par France 2 le 25 juillet, Muriel Pénicaud, ministre du Travail a annoncé qu'à l'inverse de ses prédécesseurs, elle ne commentera par les chiffres du chômage tous les mois. 

Les chômeurs en France

Le nombre de chômeurs en France métropolitaine. © JDN

Sur le mois d'août 2017, toutes les générations sont touchées par la montée du chômage. Par rapport au mois de juillet, le taux de chômage est en hausse de 0,4% chez les moins de 25 ans. La tendance est exactement la même chez les 50 ans ou plus. C'est chez les 25-49 ans que l'augmentation est la plus élevée : 0,8%. La hausse du chômage touche davantage les femmes (+1%) que les hommes (+0,3%).

Les chômeurs en France, selon la catégorie

La répartition des demandeurs d'emploi français par catégorie. © JDN

En août 2017, sur les cinq catégories de chômeurs, trois catégories sont en hausse par rapport au mois précédent : les chômeurs de catégorie A (+0,6%), les chômeurs de catégorie B (+2%) et les chômeurs de catégorie D (+5%). Les chômeurs de catégorie D sont ceux qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage en entreprise, d'une formation, d'une maladie professionnelle, etc.), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle.  Les chômeurs de catégorie C sont pour leur part en diminution de 1%. Enfin le nombre de chômeurs de catégorie E reste stable par rapport à juillet 2017.

Le chômage en France, selon la durée

Les demandeurs d'emploi en France selon leur ancienneté. © JDN

Le nombre d'inscrits depuis moins de trois mois passe de 1 231 100 personnes à 1 204 700 personnes entre juillet et août 2017, soit une baisse de 2,1% sur un mois. Toutefois, le nombre de personnes au chômage de moins de 3 mois à moins de 6 mois passe de 841 200 personnes à 860 900 personnes, soit une augmentation mensuelle de 2,3%. La hausse est de 0,8% pour les inscrits de 6 mois à moins de 12 mois (de 1 084 800 à 1094 000). Concernant les personnes au chômage depuis un an ou plus, la hausse est également au rendez-vous (+0,9%).

Les motifs du chômage en France

Les motifs d'inscription à Pôle emploi. © JDN

En France métropolitaine, en août 2017, le principal motif de chômage (outre le motif autres cas) est la fin de CDD : 118 800, un chiffre stable par rapport à juillet (112 000). Le motif "Autres cas" reste le premier motif d'inscription à Pôle emploi (200 700 inscriptions en août contre 207 200 en juillet). A noter que cette catégorie regroupe les motifs suivants : fin d'activité non salariée, rupture conventionnelle de CDI, retour en France et fin de détention, entre autres. Signalons qu'entre juillet et août 2017, le nombre d'inscrits pour première entrée est en repli (de 48 600 à 46 600). Il en est de même pour la reprise d'activité (de 96 800 à 93 700).

Le taux de chômage en France

Cliquez sur les intitulés de données pour les faire disparaître du graphique. Affichez la période voulue grâce à la barre horizontale.

Le taux de chômage en France métropolitaine depuis 1975. © JDN

Au second trimestre 2017, le taux de chômage en France connaît un recul de 0,1 point sur trois mois. Il s'élève désormais à 9,2% de la population active, soit 2,7 millions de personnes au chômage au sens du BIT. Sur un an, le taux de chômage est en baisse de 0,5 point. Outre-mer compris, sur le second trimestre 2017, le taux de chômage est de 9,5% contre 9,6% au premier trimestre 2017. Le taux de chômage en France retrouve ainsi son niveau de début 2012.

Les moins de 25 ans restent de loin les premiers touchés par le chômage (22,7%). Dans cette catégorie, le taux de chômage connaît même une hausse de 0,9 point puisqu'il était à 21,8% sur le trimestre précédent. C'est au quatrième trimestre 2012 que le taux de chômage des jeunes était le plus élevé puisqu'il touchait 25,4% de cette population.

Dans les autres catégories, le chômage est en diminution. Il se contracte ainsi de 0,3 point chez les moins de 25 ans (de 8,7% à 8,4%) et chez les plus de 50 ans (de 6,6% à 6,3%). Le taux de chômage des femmes s'élève à 9% au second trimestre 2017 contre 9,4% le mois précédent. Les hommes sont plus touchés par le chômage (9,2%), un chiffre stable par rapport au trimestre précédent.

Le nombre de chômeurs par département

En août 2017, en France métropolitaine, les trois départements qui comptent le plus de chômeurs de catégorie A sont le Nord , Paris et les Bouches-du-Rhône . 

Le nombre de chômeurs de catégorie A par département en août 2017
Département Nombre de chômeurs Département Nombre de chômeurs
Ain 28 300 Indre-et-Loire 31 000
Aisne 37 700 Isère 63 800
Allier 18 100 Jura 10 500
Alpes-de-Haute-Provence 9 900 Landes 19 300
Alpes-Maritimes 68 800 Loire 41 000
Ardèche 17 800 Loire-Atlantique 69 200
Ardennes 16 700 Loiret 37 000
Ariège 9 800 Loir-et-Cher 15 500
Aube 20 700 Lot 8 400
Aude 24 000 Lot-et-Garonne 16 600
Aveyron 10 900 Lozère 2 600
Bas-Rhin 58 800 Maine-et-Loire 43 200
Bouches-du-Rhône 141 900 Manche 19 800
Calvados 34 500 Marne 31 000
Cantal 4 500 Mayenne 11 600
Charente 18 500 Meurthe-et-Moselle 39 700
Charente-Maritime 32 800 Meuse 9 300
Cher 16 600 Morbihan 35 500
Corrèze 10 300 Moselle 59 500
Corse du sud 6 700 Nièvre 8 700
Côte-d'Armor 26 000 Nord 188 100
Côte-d'Or 28 000 Oise 45 500
Creuse 5 300 Orne 13 300
Deux-Sèvres 15 500 Paris 146 800
Dordogne 20 400 Pas-de-Calais 88 900
Doubs 27 500 Puy-de-Dôme 32 600
Drôme 30 700 Pyrénées-Atlantiques 31 100
Essonne 62 800 Pyrénées-Orientales 32 500
Eure 33 300 Rhône 106 400
Eure-et-Loir 23 100 Saone-et-Loire 25 900
Finistère 42 400 Sarthe 29 800
Gard 50 700 Savoie 20 400
Gers 8 000 Seine-et-Marne 70 200
Gironde 94 900 Seine-Maritime 77 100
Haute-Corse 7 600 Seine-Saint-Denis 125 900
Haute-Garonne 84 500 Somme 34 500
Haute-Loire 9 900 Tarn  21 900
Haute-Marne 8 500 Tarn-et-Garonne 15 600
Haute-Pyrénées 12 600 Territoire de Belfort 8 100
Hautes-Alpes 6 800 Val-de-Marne 80 500
Haute-Saône 11 500 Val-d'Oise 76 000
Haute-Savoie 38 500 Var 58 300
Haute-Vienne 18 000 Vaucluse 39 100
Haut-Rhin 41 400 Vendée 27 400
Hauts-de-Seine 86 100 Vienne 18 300
Hérault 83 200 Vosges 20 300
Ille-et-Villaine 48 800 Yonne 16 800
Indre 11 000 Yvelines 70 700

Sur le mois d'août 2017, tous les départements voient le taux de chômage augmenter. C'est en Lozère que la hausse est la plus forte (+11,54%). La hausse est supérieure à 10% en Ile-et-Vilaine (10,45%). La troisième place du podium est occupée par la Loire-Atlantique (+9,97%) qui devance la Gironde (+9,48%).

Comme le mois précédent, c'est dans le Nord que les chômeurs de catégorie A sont les plus nombreux : ils sont 188 100 en août, un chiffre en hausse sur un mois (+5,16%). Deuxième département dans lequel le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité est le plus élevé : Paris, où le nombre d'inscrits évolue aussi par rapport au mois précédent (+8,58% soit 146 800 inscrits). Le podium est complété par les Bouches-du-Rhône avec 141 900 inscrits dénombrés fin août, soit une hausse de 5,50% sur un mois.

A l'opposé de l'échelle, les départements qui comptent le moins de chômeurs sont la Lozère (2 600) , le Cantal (4 500 en augmentation de 4,44%) et la Creuse (5 300 +5,66%). Dans ce département, le taux de chômage reste stable par rapport au mois précédent. A noter que les données départementales sont brutes. Les chiffres nationaux cités plus haut, eux, sont corrigés des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Le taux de chômage par département

Grâce à notre carte interactive, découvrez le taux de chômage par département au premier trimestre 2017.

Au premier trimestre 2017, les trois départements français qui affichent le plus fort taux de chômage sont les Pyrénées Orientales (14,8%), l'Hérault (13,4%) et l'Aisne (13,2%). Dans les trois départements, le taux de chômage est en recul par rapport au quatrième semestre 2016 puisqu'il était de 15,3% dans les Pyrénées Orientales, 13,9% dans l'Hérault et 13,2% dans l'Aisne. A l'inverse, les départements aux taux de chômage les plus bas sont le Cantal (5,9%), la Lozère (6%) et la Mayenne (6,3%). Ces trois territoires enregistrent des taux de chômage inférieurs à la moyenne nationale qui s'établit à 9,3% en France métropolitaine. A titre de comparaison, au 4e trimestre 2016, le taux de chômage s'élevait à 9,7%.

Le chômage sous les différents présidents de la République

Le taux de chômage en fonction des Présidents. © JDN

Des derniers présidents à avoir dirigé la France, c'est sous Nicolas Sarkozy que les chiffres du chômage ont été les meilleurs. En janvier 2008, le taux de chômage en France métropolitaine est à son plus bas depuis janvier 1996, à 6,8%. Le plus faible nombre de chômeurs de catégorie A depuis 1996 a lui aussi été enregistré sous le prédécesseur de François Hollande, en février 2008, à 1 976 900 dans la métropole, soit 44% de moins qu'en mars 2017. Pour ses premiers mois complets à l'Elysée, Emmanuel Macron a connu une hausse du chômage en mai un reflux en juin et une hausse en juillet et en août. Il compte sur la réforme du code du travail par ordonnances pour faire baisser durablement le taux de chômage.

Certains emplois, peu connus du grand public, s'avèrent particulièrement rémunérateurs. Tant mieux, ils manquent souvent de main d'oeuvre. © JDN

Bon à savoir

Le nombre de chômeurs en France représentés dans le premier graphique sont les demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi, c'est-à-dire les personnes sans emploi "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" et donc non les chômeurs de longue durée. Les données présentées concernent les demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, l'organisme en charge de la lutte contre le chômage.

La notion de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi est donc différente de celle de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence, qui est disponible pour une embauche dans les 15 jours et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois. De la classification des demandeurs d'emploi dépend également tout un système d'aide, de droits, d'allocations et même de formation.

Le taux de chômage présenté dans le second graphique est un bon indicateur de la santé économique d'un pays. De manière générale, le taux de chômage correspond à la part de la population active qui est au chômage. Sont répertoriées dans la population active les personnes qui occupent effectivement un emploi, y compris celles qui travaillent à temps partiel, et celles qui sont en recherche active d'emploi. Il ne suffit donc pas d'être en âge de travailler pour être comptabilisé dans la population active. La définition du taux de chômage peut varier d'un pays à l'autre, en fonction des critères retenus par les instituts nationaux de statistique.

Ce taux de chômage est calculé par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT) selon lesquelles un chômeur est une personne de plus de 15 ans qui remplit trois critères. D'abord, elle n'a pas travaillé du tout au cours de la semaine de référence. Ensuite, elle est disponible pour travailler dans les deux semaines. Enfin, elle a recherché activement un travail dans les trois dernier mois ou en commence un dans moins de trois mois.

 Tous les indicateurs économiques

Indicateur économique / CDD