Taux de chômage et chômeurs en France : le nombre de chômeurs en hausse en septembre

Chômage et chômeurs en France Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A augmente de 0,6% en septembre, à 3 432 500. Le taux de chômage reste stable par rapport au 1er trimestre, à 9,7%.

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité, en France métropolitaine, progresse sur un mois (+0,6%). Il s'élève à 3 432 500 en septembre 2014, soit 19 200 inscrits de plus qu'en août.

Sur un an, le nombre de chômeurs de catégorie A dans la métropole est en hausse (+4,3%, soit 140 300 demandeurs d'emploi de plus qu'en septembre 2013). Au total, fin septembre 2014, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C s'établit à 5 128 200 en métropole (5 431 500 Dom compris). Ce nombre est en hausse de 1% sur un mois (+50 000) et de 5,7% sur un an (+277 800).

Une augmentation du nombre de demandeurs d'emploi qui intervient après un mois de baisse : pour la première fois depuis octobre 2013, le nombre de chômeurs de catégorie A avait reculé en août. Cette trêve était en partie imputable à la progression des cessations d'inscription pour défaut d'actualisation (+14,4% en août). Ce jeudi 23 octobre, le Premier ministre Manuel Valls avait préparé le terrain en prévenant qu'il ne fallait pas "s'attendre à de bonnes nouvelles".

Les chômeurs en France

Tous âges confondus, ceux qui souffrent le plus de la hausse du chômage sont les inscrits de 50 ans ou plus : leur nombre augmente de 1% sur un mois, à 802 400 en septembre 2014 (+7 800 inscrits). Sur un an, leur nombre progresse de 11,1% (+80 300).

Les demandeurs d'emploi de catégorie A âgés de 25 à 49 ans voient quant à eux leur nombre croître de 0,5% sur un mois (+9 500) et de 3,3% sur un an (+66 400). Les chômeurs de moins de 25 ans sont les seuls à voir leur nombre reculer sur un an (-1,2%), à 540 100 inscrits fin septembre. Une baisse que le ministère du Travail attribue aux emplois d'avenir, dans le communiqué qui accompagne la publication des chiffres. En revanche, les inscrits de moins de 25 ans n'échappent pas à la hausse sur un mois (+0,4%, soit 1 900 chômeurs supplémentaires).

En nombre absolu, toutes catégories d'âge et de sexe confondues, ce sont les hommes de 25 à 49 ans qui pâtissent le plus de la hausse du chômage en septembre (+7 600 demandeurs par rapport à août 2014). En nombre, toujours, les inscrites de moins de 25 ans sont les seules à enregistrer une baisse sur un mois (-1 300).

Les chômeurs en France, selon la catégorie

En septembre 2014, c'est le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie D qui a le plus augmenté : +6,9% sur un mois, soit 5 900 inscrits supplémentaires (+2,2% sur un an).

Le chômage en France selon la durée

Le graphique ci-dessus ne laisse pas de place au doute : le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) au sens de l'Insee, c'est-à-dire le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus, a explosé ces dernières années en France métropolitaine : +125,4% depuis juin 2008, pour atteindre 2 200 400 inscrits en septembre 2014. Sur un an, il progresse de 10%, soit 200 100 personnes supplémentaires.

Lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet derniers, François Hollande a fait comprendre qu'il partait en croisade contre le chômage de longue durée et l'a même érigé en "cause nationale".

Les motifs du chômage en France

Chart: Les inscriptions sur les listes de Pôle emploi cat. A, B, C (France métropolitaine)Description: Les entrées sur les listes de Pôle emploi en catégories A, B, C, selon le motif d'inscription, en France métropolitaine.Tags: Causes chômage Motifs inscription Pôle emploi Entrées listes Pôle emploi Chômage FranceAuthor: JDNcharts powered by iCharts

En France métropolitaine, les entrées sur les listes de Pôle emploi en catégories A, B, C augmentent de 1,6% sur un mois, à 503 100 en septembre 2014. 24,9% de ces inscriptions ont été causées par des fins de contrat à durée déterminée. Les entrées pour fin de CDD sont en hausse de 6% sur un mois, à 125 500 en septembre 2014 (-2,6% sur un an). Les inscriptions pour licenciement économique, elles, diminuent de 7,4% sur un mois, à 12 500 en septembre (-5,3% sur un an).

A noter que la catégorie "Autres cas" regroupe les motifs suivants : fin d'activité non salariée, rupture conventionnelle de CDI, retour en France et fin de détention, entre autres.

Le taux de chômage en France

Cliquez sur les intitulés de données pour les faire disparaître du graphique. Affichez la période voulue grâce à la barre horizontale.

Chart: Le taux de chômage en France métropolitaine (%)Description: Le taux de chômage en France depuis le premier trimestre 1975, selon l'âge et le sexe.Tags: Chômage, Chômeur, FranceAuthor: JDNcharts powered by iCharts

Les chiffres du deuxième trimestre 2014 montrent une stabilité du taux de chômage sur un trimestre, à 9,7% en métropole, et une baisse de 0,2 point par rapport au deuxième trimestre 2013.

Si l'on inclut les Dom, le taux de chômage s'établit à 10,2% de la population active au deuxième trimestre 2014. Il progresse de 0,1 point sur trois mois (-0,1 point sur un an).

Dans le détail, les moins de 25 ans sont toujours les premières victimes du chômage, avec un taux à 22,8% en métropole, malgré une baisse de 1,6 point sur un an. Le taux de chômage chez les 50 ans et plus, lui, reste stable sur un an, à 6,6%, tout comme celui observé chez les 25 - 49 ans, à 9,2%.

Pour le huitième trimestre d'affilée, les femmes affichent un taux de chômage inférieur à celui des hommes, à 9,5% (un chiffre en hausse de 0,1 point sur un trimestre) contre 10%.

Le taux de chômage par département

Grâce à notre carte interactive, découvrez le taux de chômage par département au premier trimestre 2014.

 

Au 1er trimestre 2014, les trois départements français qui affichent le plus fort taux de chômage restent les Pyrénées Orientales (14,6%), l'Hérault (14,3%) et l'Aisne (13,7%). Dans le premier, le taux de chômage progresse de 0,1 point sur trois mois. Il diminue d'autant sur un an. A l'inverse, les départements aux taux de chômage les plus bas restent le Cantal (6,5%), la Mayenne (6,6%) et la Lozère (5,9%). Ces territoires enregistrent des taux de chômage inférieurs à la moyenne nationale, qui s'établit à 9,7% en France métropolitaine au 1er trimestre 2014. A noter que, dans ces trois zones, le taux de chômage a même légèrement reculé sur douze mois.

Le nombre de chômeurs par département

En septembre 2014, le Nord, Paris et les Bouches-du-Rhône restent les trois départements qui comptent le plus de demandeurs d'emploi de catégorie A.

En septembre 2014, c'est dans les Hautes-Alpes que le nombre de chômeurs de catégorie A a le plus progressé (+18,8% sur un mois). A l'inverse, la Marne enregistre la plus forte baisse du nombre de demandeurs d'emploi : -17,2% entre août et septembre 2014.

C'est dans le Nord que les chômeurs de catégorie A sont les plus nombreux : ils sont 173 900 en septembre 2014, soit 1 800 de moins qu'un mois plus tôt (-1%). Deuxième département dans lequel le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité est le plus élevé, Paris. Là aussi, le nombre d'inscrits diminue sur un mois (-6,3%), à 134 200 personnes, soit 9 000 de moins qu'en août. Les Bouches-du-Rhône restent sur la troisième marche de ce triste podium, avec 131 700 inscrits recensés fin septembre (+0,5% par rapport à août 2014).

La Lozère, le Cantal et la Creuse restent les territoires qui comptabilisent le moins de chômeurs. Sur un mois, leur nombre augmente de 4,5% dans le premier, de 2,1% dans le deuxième et recule de 1,9% dans le dernier. A noter que les données départementales sont en données brutes. Les chiffres nationaux, cités plus haut, eux, sont corrigés des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Le chômage sous les différents présidents de la République

chômage par président
Evolution du chômage en France métropolitaine depuis le 1er trimestre 1996. © JDN

Des trois derniers présidents à avoir dirigé la France, c'est Nicolas Sarkozy qui affiche les meilleurs résultats en termes d'emploi. En mars 2008, le taux de chômage en France métropolitaine est à son plus bas depuis janvier 1996, à 6,8%, et même depuis juin 1983. C'est 3 points de moins qu'au dernier trimestre 2013. Le plus faible nombre de chômeurs de catégorie A depuis 1996 a lui aussi été enregistré sous le prédécesseur de François Hollande, en février 2008, à 1 983 500 dans la métropole, soit 69% de moins qu'en février 2014.

 

Bon à savoir

Le nombre de chômeurs en France représentés dans le premier graphique sont les demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi, c'est-à-dire les personnes sans emploi "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" et donc non les chômeurs de longue durée. Les données présentées concernent les demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, l'organisme en charge de la lutte contre le chômage.

La notion de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi est donc différente de celle de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence, qui est disponible pour une embauche dans les 15 jours et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois. De la classification des demandeurs d'emploi dépend également tout un système d'aide, de droits, d'allocations et même de formation.

Le taux de chômage présenté dans le second graphique est un bon indicateur de la santé économique d'un pays. De manière générale, le taux de chômage correspond à la part de la population active qui est au chômage. Sont répertoriées dans la population active les personnes qui occupent effectivement un emploi, y compris celles qui travaillent à temps partiel, et celles qui sont en recherche active d'emploi. Il ne suffit donc pas d'être en âge de travailler pour être comptabilisé dans la population active. La définition du taux de chômage peut varier d'un pays à l'autre, en fonction des critères retenus par les instituts nationaux de statistique.

Ce taux de chômage est calculé par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT) selon lesquelles un chômeur est une personne de plus de 15 ans qui remplit trois critères. D'abord, elle n'a pas travaillé du tout au cours de la semaine de référence. Ensuite, elle est disponible pour travailler dans les deux semaines. Enfin, elle a recherché activement un travail dans les trois dernier mois ou en commence un dans moins de trois mois.

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