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3 conseils de champion pour avoir un mental d'acier

Mental de champion Triple champion du monde de ski de bosses, Edgar Grospiron livre quelques clés qui l'ont propulsé sur les plus prestigieux podiums.

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Edgar Grospiron intervient au Salon des micro-entreprises 2014, à l'occasion de la conférence : "Secrets de sportifs de haut niveau pour développer un mental de gagnant". © Megret&Co

Vous avez été l'enfant rebelle des pistes, l'un des rares sportifs à ne pas se faire accompagner par un préparateur mental. Pourquoi ?

En fait, j'étais très instinctif, avec cette croyance que le mental est inné. Dans mes schémas d'alors, si l'on en venait à se faire prendre en charge sur le plan mental, c'est qu'on avait déjà un problème. Je préférais croire qu'a priori, je n'avais aucun problème de ce genre. J'ai compris par la suite que, ce que j'éprouvais spontanément n'était que le fruit d'un système de croyances hyper positif et accessible à chacun... Je me suis intéressé à ce sujet cinq ans après avoir arrêté ma carrière et cela me passionne ! Aujourd'hui, je suis un peu le coach que je n'ai jamais voulu avoir.

 

Avoir confiance, c'est une chose, mais gagner en est une autre, comment faisiez-vous ?

L'une de mes croyances hyper positive était : "Edgar, tu seras toujours meilleur en compétition qu'à l'entraînement". Dans la réalité, ce n'était pas vrai. Mais comme on donne plus souvent raison à nos croyances qu'à la réalité, quand j'étais mauvais à l'entraînement, je ne m'inquiétais pas ! C'est en partie ce qui peut expliquer, non pas mes victoires, mais la capacité à tenir la pression dans les moments à fort enjeu. Pour gagner, il faut plus qu'un bon mental, d'abord la meilleure technique, ensuite une préparation physique parfaite. Le bon mental ne fait que libérer ce potentiel.

 

Mais il vous est bien arrivé d'être mal classé même après un bon entraînement. Qu'est ce qui se passait pour vous dans ces cas-là ?

J'ai appris après ma carrière que le cerveau renforce ce sur quoi il est centré. Par exemple, s'il est centré sur du négatif comme la peur d'échouer, alors mieux vaut rentrer chez soi, c'est le signe d'une mauvaise préparation. Une bonne préparation mentale, c'est balayer les zones d'ombres et les doutes. Non pas en les ignorant mais en réfléchissant à la réponse à donner, à l'action à mener, à la décision à prendre. Le champion n'est pas un superman qui ne doute jamais ! C'est un mec qui a des solutions là où la plupart des autres ont des problèmes.

 

"Le champion a des solutions là où la plupart des autres ont des problèmes"

Quels conseils donneriez-vous à des entrepreneurs ou des créateurs d'entreprise pour cultiver leur mental ?

D'abord, la préparation prime l'action ! Passez du temps à la préparation de vos projets et prenez les épreuves comme des formalités. Ensuite, soyez centrés sur le positif. Voyez les obstacles comme des opportunités pour vous améliorer. Et si vous échouez un jour, profitez de votre échec pour revenir meilleur. Il y a les Saint Thomas qui ne croient que ce qu'ils voient. Et bien vous, vous devez vous voir réussir avant que cela n'arrive. Enfin, quand la pression d'enjeu est trop forte, faites la part des choses entre l'enjeu et le jeu. Concentrez-vous sur le jeu et prenez les échéances une par une. Et si l'enjeu est trop lourd à porter, entourez-vous de gens qui vous aideront à clarifier la situation. 

 

Edgar Grospiron conseille aujourd'hui les entreprises pour améliorer la motivation et les performances de leurs dirigeants et de leurs équipes. Il intervient au Salon des micro-entreprises 2014, dont le JDN est partenaire, à l'occasion de la conférence : " Secrets de sportifs de haut niveau pour développer un mental de gagnant." L'entrée est gratuite, alors profitez en !

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