Oui, les CV ne servent plus à rien

Les principales qualités nécessaires pour être performant dans un poste sont les soft skills et la capacité à adopter les valeurs de son employeur. Or ces éléments ne sont pas présents dans les CV qui ne suffisent donc pas à trouver la perle rare.

Voir plus loin que l’expérience

Quand vient le moment de sélectionner les candidats, un constat s’impose : la grande majorité des candidatures est de qualité. Tous les candidats mettent en avant des expériences ou des compétences qui apportent du poids à leur démarche. 

Seulement, ce n’est plus suffisant pour vraiment faire la différence. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un bon nombre d’entreprises embauche sur des compétences mais, en cas de litiges, vont se séparer d’un collaborateur suite à des problèmes de comportements. Et ça, un CV ne peut pas le prévoir.

Savoir-faire et savoir-être

Tous les candidats affichent des compétences techniques (aussi désignées sous le nom de "hard skills"), mais il ne faut jamais oublier que ces connaissances peuvent s’apprendre avec le temps et l’expérience. "C’est en forgeant que l’on devient forgeron" n’est-ce pas ? A contrario, les compétences personnelles liées à la personnalité (aussi connues comme les "soft skills"), elles ne s’apprennent pas, elles font partie de nous. On ne va pas demander à un candidat de changer pour correspondre à un poste à pourvoir. Aller contre sa propre personnalité reste le meilleur moyen de mettre une recrue dans l’inconfort, voire de mal-être.

Arrêtons de négliger le processus de recrutement

Retenir un candidat à son seul CV, sans s’attarder sur son savoir-être et les compétences personnelles revient à négliger son processus d’embauche. Pourquoi ? Parce qu’en faisant cela, on élude des questions essentielles : 

La recrue a-t-elle le comportement adéquat pour intégrer et collaborer avec le reste de l'équipe ?Les missions et objectifs de la fiche de poste correspondent-ils à ses motivations personnelles ?

Va-t-il être mise en concurrence sur le poste ? Au sein de l'entreprise ?$

Partage-t-il les valeurs ?

Ce sont des questions auxquelles un simple CV ne peut pas répondre. Ni une lettre de motivation d'ailleurs. Et pourtant, ce sont des réflexions primordiales sur l’évolution du collaborateur embauché.

Une réflexion essentielle pour l’entreprise comme pour le candidat

Aujourd’hui, de nombreuses études se sont penchées sur les conséquences d’un recrutement raté. On a pu lire que les coûts engendrés par de telles erreurs pouvaient atteindre les 45 000 euros. 

Sans parler du temps et de l’énergie dépensés dans le cadre de la mise en place du recrutement. C’est, sans surprise, un enjeu de taille pour les entreprises. Mais pas seulement. Les salariés restent les premières victimes des dommages collatéraux d’un recrutement qui échoue. Une entreprise n’aura pas beaucoup de difficulté à rechercher et recevoir de nouveaux candidats. Alors que le collaborateur, au cœur d’une embauche qui tourne mal, va vivre cet événement comme un échec professionnel, voire personnel.

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