Supercalculateurs : les Etats-Unis dépassent les 27 pétaflops

Les Etats-Unis confirment leur retour en force en tête du classement des supercalculateurs. La France, en dépit du nouveau cluster du CEA, sort du top 10.

En juin dernier, les Etats-Unis avaient ravi au Japon la première place du classement mondial des supercalculateurs les plus puissants. Dans le classement de top500.org de novembre, ils confirment leur domination avec un Cray. Baptisé Titan, le cluster de calcul a été mis en production par le laboratoire national d'Oak Ridge. Principalement centré sur la recherche dans le secteur de l'énergie, le centre de recherche occupait déjà la tête du précédent palmarès avec son Sequoia, un supercalculateur IBM atteignant en crête les 20 pétaflops. 

Le laboratoire d'Oak Ridge affiche désormais une puissance pouvant aller jusqu'à 27 pétaflops. C'est-à-dire 27 quadrillion d'opérations à virgule flottante par seconde. Les autres acteurs du top 10 progressent également, mais dans une moindre mesure. Pour preuve, le KComputer japonais (fourni par Fujitsu) - qui était resté en tête de juin 2011 à juin 2012 - est relégué à la troisième place, avec toujours 11,2 pétaflops. Quant à la France, elle sort de ce top 10. A la 9ème place en juin 2012, le supercalculateur Bull du Très Grand Centre de Calcul (TGCC) opéré par le CEA est rétrogradé à la 11ème position, affichant encore 1,6 pétaflops en crête. 

Le secret des supercalculateurs dépassant les 10 pétaflops ? Il consiste à combiner calcul classique par CPU (traditionnellement utilisé par ce type de plate-forme), et GPU (exploitant les processeurs graphiques). Le meilleur exemple de cette technique est illustré par le premier supercalculateur du classement. Le Titan combine 18 500 GPU NVIDIA avec 300 000 cœurs CPU. "Le GPUs représente 90% de la performance informatique global de Titan", explique le laboratoire d'Oak Ridge. "Ce supercalculateur est en fait une évolution d'un supercalculateur baptisé Jaguar", qui pointait auparavant à la 6ème place du classement - avec 2,6 pétaflops. La technologie GPU a ainsi permis d'en multiplier les performances de calcul par 10, et par 5 les performances énergétiques.

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