Grace à sa révolution, la Tunisie deviendra le Paradis de l’offshore francophone

La révolution tunisienne, permettra très rapidement, à la Tunisie de jouir d’un excellent climat des affaires, et de proposer une solution best-cost face aux besoins croissants d’externalisation des services informatiques de l’Europe.

Je souhaite tout d'abord féliciter le Valeureux Peuple Tunisien, mon peuple, qui a écrit de son sang et de sa détermination une page importante de son Histoire : une révolution express, où un peuple féru des TIC, a réussi une nouvelle forme d'usage du numérique (de Twitter, à Facebook, des blogs aux vidéos sur YouTube repris intégralement par Al-Jazeera) pour échapper à la chape de plomb sécuritaire d'une autocratie sanguinaire et rédiger à la volée un best seller planétaire : "Comment renverser une dictature en 21 jours".
 
La révolution tunisienne n'est ni numérique, ni de jasmin, elle est réelle, enfantée dans la douleur et par le sang des martyrs. Certes, les NTIC ont joué un rôle important, mais au-delà du virtuel, je déplore les pertes humaines, et présente mes sincères condoléances aux familles des victimes.
 
A ce stade des événements, je pense que le pire est derrière nous. En Tunisie, il n'y a ni chiites, ni chrétiens, ni kurdes, le risque d'une guerre civile est nul. Les Tunisiens possèdent un sens aigu des responsabilités, et ont appris à transformer une crise en opportunité, qui serait, cette fois ci, intimement liée au développement de l'IT, des services informatiques et du nearshore afin de générer un nombre conséquent d'emploi pour les diplômés.
 
Pour mieux appréhender le contexte tunisien, je souhaite reprendre le fil de l'histoire moderne prestigieuse de la Tunisie qui a été le premier pays arabe à abolir l'esclavage et la polygamie, à se doter d'une constitution, à donner le droit de vote aux femmes, et maintenant, le premier dont le peuple a courageusement pris son destin en main pour créer les conditions de construire la première véritable démocratie du monde arabe [source Manifeste pour un nouveau départ en Tunisie].
 
Ainsi, l'économie tunisienne se présente avec des indicateurs au vert, qui seront renforcés par ces trois changements majeurs dans l'espace public :

1 - La liberté retrouvée et la transparence ancrée, permettront, rapidement, à la Tunisie de jouir d'un excellent climat des affaires afin de drainer les idées et de faciliter l'installation des multinationales qui avaient fuit le racket organisé par l'ancien régime.

2 - La libération de l'administration des verrous du parti unique (et sa transformation en Administration Orienté Service) permettra d'améliorer la qualité des prestations aux citoyens et aux agents économiques, et maintiendra des coûts parmi les plus compétitifs de la région Euro-méditerranéen. Plusieurs grands chantiers bloqués par les vautours du clan Benali seront relancés (Carte CNAM, Carte Nationale biométrique, SIHR nationale, refonte du SI de la CNSS, Registre de commerce ...), et permettront de dynamiser le marché interne des services informatiques.

3 - La prise en main par le peuple de ses affaires, par la mise en place d'un Gouvernement Orienté Citoyen, permettra de relire et comprendre les études qui concordent sur le fait que les services informatiques et le nearshore sont un axe stratégique de développement de l'économie tunisienne et offrent un fort potentiel de création d'emplois pour les diplômés.

La Tunisie n'a pas de pétrole, mais une jeunesse éduquée et majoritairement diplômée avec un niveau de qualité comparable à celui de l'Europe occidentale grâce à 60 000 nouveaux diplômés multilingues par an (61% de femmes), dont plus de 20 000 ingénieurs et scientifiques (dont plus de 9500 diplômés en IT) pour une population de 10 millions d’habitants.

La nouvelle Tunisie profitera d'une industrie Offshoring déjà florissante avec ses 25 000 postes.  Parmi les entreprises déjà installées en Tunisie: ADP, Sagem, STMicroelectronics, Altcatel, LG, Téléperformance, Fidelity/HRAccess, Sungard/GlTrade, HP, Stream, Altran, LineData, Cassiopae, Aedian, etc. L'offshoring tunisien présente un excellent palmarès et s'inscrit dans le registre du best cost .
Rappelons, que l'Europe qui sort à peine de sa crise, offre un potentiel considérable pour l'offshore : il ne représente que 4,8% du marché des logiciels et services en France (dont 10 à 15% se porte vers le Maghreb, selon le cabinet PAC), contre 20% en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

Avec 26% de la population maîtrisant le français, selon l'organisation internationale de la francophonie (comparé aux 13% du Maroc, 8% de la Roumanie et 1% de l'Egypte), la Tunisie est en phase de devenir le nouveau Paradis de l'offshore francophone (des centres de services de développement, de TMA, d'infogérance et du BPO - ou Business Process Outsourcing)
 
La révolution tunisienne offre à l'Europe longtemps pro-Ben Ali et qui a confondu diplomatie et complicité, l'occasion de se racheter en soutenant la liberté du peuple tunisien, et d'investir massivement dans un "neashore utile", au-delà des simples centres d'appels à très faible valeur ajoutée.

Ainsi, au-delà des retombées négatives, de la crise, sur quelques centres d’appels (dont les conséquences sont moins grave que celles qu’une crue de la Seine aurait engendrées sur l’économie parisienne), l’industrie nearshore déjà florissante en Tunisie, se renforcera dans le registre de la valeur ajouté afin de proposer plus d’emplois aux diplômés tunisiens. Avec une population majoritairement éduquée et en vue des perspectives d’instauration d’un Gouvernement Orienté Citoyen, la Tunisie est certainement le nouveau Paradis de l’offshore francophone.

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