Quelles technologies du futur pour les centres de données virtualisés ?

La virtualisation des centres de données monte en puissance. Si ses avantages sont évidents, elle n’est pas sans poser certaines difficultés qui attendent les directeurs informatiques non avertis.

La virtualisation des centres de données a accru leur utilisation, consolidé les parcs informatiques et considérablement amélioré l’efficacité. Ces trois grandes avancées ont été permises par le déploiement d’innovations informatiques au service des entreprises.

Si les avantages de la virtualisation sont évidents, celle-ci n’est pas sans poser certaines difficultés qui attendent les directeurs informatiques non avertis. La simplicité d'organisation des serveurs virtuels peut aboutir à une extension virtuelle des systèmes qui ajoute de la complexité à la gestion continue. Aussi, compte tenu du volume de calcul qui pèse aujourd’hui sur le matériel serveur, il sera de plus en plus urgent de préserver les niveaux de performance des systèmes sur des machines saturées.

Le matériel en place n'est pas conçu pour accueillir des centres de données virtualisés
Les systèmes en place sont le coeur du problème. Ils ne sont tout simplement pas conçus pour faire face à l'augmentation du nombre de demandes d'entrée/sortie que fait peser la virtualisation sur l'unité centrale et la mémoire du serveur. Si la virtualisation des serveurs permet aux décideurs de gagner en efficience, elle a aussi son revers : le serveur à proprement parler doit supporter une plus grande charge de travail, souvent jusqu'à dix fois supérieure à la normale, pour une configuration et une capacité matérielles identiques. Naturellement, l'échec est inévitable.

Les serveurs virtuels sont souvent surchargés, provoquant une perturbation des services informatiques et un ralentissement des systèmes. Or, les dirigeants d'entreprises attendent des résultats de la virtualisation car les professionnels de l'informatique leur ont promis une hausse de la productivité. Les entreprises ont des besoins contradictoires : elles souhaitent maintenir un niveau de productivité constant mais leur infrastructure de centres de données est pleine à craquer. Dans ces conditions, il est tentant de trouver une solution pour éviter la surchauffe. Il est alors possible d'installer de nouveaux serveurs physiques pour accroître la puissance de calcul ou de dévier le trafic vers une autre grappe virtuelle. Mais ces solutions ne sont que provisoires, elles ne résolvent pas le problème fondamental de l'insuffisance matérielle que provoque la virtualisation.

La virtualisation d'un centre de données vise à réduire le travail de gestion et la complexité. L'extension de l'équipement en serveurs, surtout lorsqu'il s'agit de serveurs virtuels, requiert non pas moins, mais davantage d'attention et de soins. Les charges d'exploitation augmentent alors progressivement. Le contournement des goulots d'étranglement sur les machines virtuelles ne font que repousser l'échéance sans résoudre le problème. Les activités courantes de l'entreprise menacent alors de réduire à néant les avantages permis par la virtualisation.

Le temps est venu, pour les directeurs informatiques, de résoudre les problèmes liés aux centres de données et de ne plus se contenter de leur administrer des remèdes qui n'en sont pas.
 
Les infrastructures intégrées sont spécialement conçues pour les centres de données virtuels
Malgré ses inconvénients, la virtualisation ne reste pas moins une bonne chose. Pour maximiser les avantages d'un centre de données virtuel pour les affaires courantes et l'informatique d'une entreprise, il faut lui donner une chance de s'imposer. Autrement dit, le faire tourner sur du matériel qui tient la route. Bonne nouvelle : les constructeurs de matériel ont relevé ce défi. Ils ont pris des mesures pour concevoir de nouvelles solutions afin de répondre aux besoins des centres de données virtuels actuels. La simplification et la maximisation de la productivité, de l'efficacité et de la performance reposent sur un élément clé : l'infrastructure intégrée.

Les offres packagées d'infrastructure VblockTM conçues par VCE, une coopération entre Cisco, EMC et VMware, sont le premier exemple d'infrastructure intégrée tout-en-un disponible dans une solution matérielle complète. La solution Vblock, qui repose sur le Unified Computing System (UCS) de Cisco, regroupe le matériel de stockage d'EMC et l'hyperviseur de virtualisation de VMware au sein d'un cabinet physique intégré prêt à être utilisé avec le centre de données. La manipulation des câbles devient un jeu d'enfant grâce aux circuits internes. Il n'est plus nécessaire d'utiliser de grandes quantités de câbles pour connecter des serveurs traditionnels montés sur rack entre eux ou au matériel de stockage. Deux câbles assurent la connexion aux réseaux et à l'alimentation. Question simplicité, l'infrastructure intégrée supprime un grand nombre de pièges cachés dans la gestion.

L'exemple de FES, grande société de gestion des déchets dans la région Rhin-Main en Allemagne, illustre très bien les avantages qu'apporte rapidement une infrastructure intégrée par rapport à la conception « traditionnelle » des centres de données. L'entreprise a réalisé 40 % d'économies en électricité et en refroidissement après avoir rajeuni son infrastructure de centres de données avec la solution Vblock. Outre ces économies et la simplification de la gestion quotidienne, cet investissement lui évite d'installer un nouveau système de climatisation principal.

Un socle réaliste pour les nuages publics et privés
L'émergence des offres packagées d'infrastructure intégrée réduit les risques qui accompagnent le passage vers une architecture basée sur un nuage public ou privé et simplifie l'opération. D'un point de vue commercial aussi, les modèles disponibles pour investissement en capital ou dépenses opérationnelles conviennent à certaines situations.
La diversité des constructeurs au sein des centres de données empêche les prestataires de services et les entreprises qui ont besoin d'une infrastructure cloud de progresser. Les problèmes de compatibilité, les risques et la modélisation erronée du retour sur investissement sont en cause. En revanche, il est aussi simple de bâtir une infrastructure cloud autour de la solution VBlock que de lire cette phrase. Cette solution a déjà été testée, elle fonctionne déjà dans un environnement à la demande et la performance que vous êtes en droit d'attendre est documentée, de même que les coûts.

Un investissement dans du matériel intégré réduit donc considérablement les risques. Les directeurs informatiques et financiers savent exactement ce qu'ils achètent et les avantages qu'ils en tireront pour l'entreprise. Vous pouvez aussi essayer la solution avant de l'acheter. Nos Centres de solutions implantés au Royaume-Uni, en France et en Allemagne permettent par exemple aux clients de réaliser une démonstration de faisabilité pour nuage privé et d'évaluer par eux-mêmes la performance de la solution Vblock combinée à leur parc informatique en place.

La surveillance et l'exploitation permanente de l'infrastructure intégrée Vblock ne réservent aucune mauvaise surprise. Il n'est pas nécessaire de former une armée d'administrateurs pour garantir la meilleure performance et une correction proactive des erreurs. La performance et les corrections peuvent être gérées à distance et garanties aux utilisateurs par un service géré tel que MTI Care. Les entreprises et prestataires de services cherchent à réduire leurs coûts. S'ils sont en mesure d'externaliser la gestion de leur infrastructure, ils libèrent alors des ressources qu'ils peuvent consacrer à des besoins internes plus complexes.

Penser autrement à l'approche du cycle de remplacement
Dans le monde informatique, les innovations sont nombreuses et se succèdent rapidement. La virtualisation a révolutionné les centres de données et ouvert la voie à la réalisation d'un rêve : pratiquer l'informatique comme un service aux entreprises grâce au cloud computing. Comme pour toute nouvelle technologie, le chemin est semé d'embûches. Aussi, que cela nous plaise ou non, les avantages de la virtualisation s'estomperont au fil du temps. Il sera plus difficile d'assurer la performance des systèmes sans utiliser davantage de serveurs. La complexité de la gestion fera grimper les coûts des ressources et le retour sur investissement continuera de baisser.

À l'approche des cycles de remplacement de matériel, nous encourageons les décideurs informatiques à réfléchir sérieusement à la meilleure manière de préserver leurs acquis et la valeur générée par la virtualisation de leur environnement. Des solutions matérielles apportent d'ores et déjà une réponse au défi de la virtualisation. L'infrastructure intégrée est une innovation qui permettra aux entreprises d'armer leurs systèmes informatiques pour fournir à l'avenir encore un service de qualité tout en évitant des risques et des investissements inutiles.

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