Boostez votre Time To Market en 2013 avec vos développeurs

Nombreuses sont les DSIs françaises qui ignorent le concept de TTM, elles imposent toujours des délais / coûts déconnectés du marché, aux métiers (le vieux mythe des 2 mises en production annuelles au hasard) puis elles se font by-passer par les métiers qui achètent du SaaS ou des Systèmes d'Information 100% externalisés.

Le Time-To-Market n’est pas le point fort des sociétés en France :
- Virgin Megastore n’a pas répondu à Apple et Amazon : le Time To Market de Virgin MegaStrore reste un TTM physique et le temps que le CD arrive dans les bacs, il a déjà été téléchargé en numérique sur iTunes et pré-commandé en physique sur Amazon...
- PSA n’a pas répondu à Volkswagen : l’usine d’Aulnay spécialisée dans la production de Citroën C2 et C3 ne permet pas à PSA de basculer sur un autre modèle alors que Volkswagen peut produire quasiment tout type de véhicule pour toutes ses marques sur une ligne de production polyvalente, super TTM pour Volkswagen qui adapte sa production à son carnet de commande.
Et je ne parle même pas des administrations (prélèvement de l’impôt à la source inexistant alors qu’on a un peu besoin de trésorerie, e-services à la bourre dans tous les classements mondiaux,...).

Et le TTM appliqué au Système d’Information en France est à l’image du business : poussiéreux.
On continue à apprendre dans de trop nombreuses écoles qu’il faut une spéc 100% et que le job de développeur c’est de développer 100% de la spéc quoi qu’il en coûte en temps / en argent et surtout de ne pas se poser la question de savoir si la fonction qui bloque est vraiment utile (Ah bon il y a un utilisateur au bout de mon code ?),
- Nombreuses sont les DSIs françaises qui ignorent le concept de TTM, elles imposent toujours des délais/coûts déconnectés du marché, aux métiers  (le vieux mythe des 2 mises en production annuelles au hasard) puis elles se font by-passer par les métiers qui achètent du SaaS ou des Systèmes d'Information 100% externalisés (pas grave il reste les 2 mises en production pour justifier salaire et retraite),
- Les Grands Comptes qui ont appréhendé le concept ont cru améliorer le TTM avec la mise en place de l’Agile (“à la place de la régie on a mis des équipes Agiles”). Par facilité ou manque de confiance, ils se sont mis dans une démarche Agile “Dev Only” et s’en mordent les doigts avec un Gap Business ⇔ IT toujours aussi présent, des développeurs qui discutent pendant des jours si le bouton “ok” il doit être rond ou carré (business value ?) et toujours 2 mises en production par an (CQFD),
- En start-ups le développement en mode l’Arrache a permis un TTM record jusqu’au jour où le SI n’est juste plus maintenable et/ou stable (Bob a démissionné, il faut réécrire le code de Bob), on passe alors par la case poubelle et on reconstruit un Système d'Information l’Arrache + Agile dont la durée de vie ne sera guère plus longue que le SI initial mais avec des Post-It (Mince Bob a encore démissionné et en plus il est parti avec ses Post-It).

Pendant ce temps là :
- Facebook a sorti des centaines de Features dans un mode “Done is better than perfect”,
- Apple a connecté iTunes directement aux studios d’enregistrement pour vendre les morceaux 1 heure après la fin du mixage (à quand le temps réel sur abonnement ?),
- Amazon continue à monter des équipes “Business to Ops” qui prennent la responsabilité des features de l’idée jusqu’au Run,
- Nestlé vend en ligne des capsules de thé et de café sans passer par la case marge de Carrefour,
- Meetic a été vendu à Match.com dont il était la copie
- L’Etat abreuve de subventions CloudWatt au lieu de soutenir le champion OVH.

Bref le tableau est bien noir et pourtant ma prédiction pour 2013 c’est que la révolution du Time-To-Market est possible en France, maintenant, et que vos développeurs vont vous y aider :
- Faites confiance à vos équipes de développement pour qu’elles travaillent main dans la main avec le business et les opérationnels : les développeurs ont le même niveau Bac +5 que votre “rising star” du marketing made in HEC qui fait du community management sur Twitter sauf que les devs eux, ont codé Twitter,
- Comme la communication est naturellement bonne entre un HEC et un Supelec (ils ont fait les mêmes soirées étudiantes il y a quelques années), le business va prendre en Live la décision du bouton rond ou carré, vous commencerez à être Agile et, “ Miracle” vos équipes de développement auront le temps naturel de tester et documenter les features,
- Comme en France les développeurs sont des ingénieurs “brillants”, ils deviendront très vite force de proposition auprès du business avec des idées piquées à la concurrence (ils sont connectés jour et nuit) ou vraiment neuves (ils construisent des robots la nuit, ils peuvent aussi construire des services innovants le jour),
- Comme les développeurs sortent de la même école que les “Ops”, vous pouvez leur faire confiance pour s’organiser : oubliez votre schéma ITIL v12 hérité d’une époque pas si lointaine où votre production protégeait son “Host” des “quasi-virus” nommés évolutions lors des 2 mises en production par an.

Appuyez-vous sur la nouvelle génération pour passer au continuous delivery, au provisioning automatique et au monitoring partagé business / dev / ops. Livrez vos features quand elles sont prêtes, pas quand M. Prod est prêt.


Et si vous ne voulez pas me parler de TTM en 2013, ne vous étonnez pas que vos meilleurs développeurs quittent la France et qu’une fois de plus le métier achète un SaaS américain sans vous consulter.

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