DSI externalisé dans les PME, est-ce en phase avec l'évolution de l'informatique ?

Le DSI est fortement chahuté dans son rôle et ses prérogatives. Les Directions opérationnelles profitent du développement des offres d’applications en mode hébergé pour s’émanciper. Qu'en est-il dans les TPE/PME où le DSI reste encore rare et n’apparaît que vers une centaine d’employés ?

Cette limite ne va-t-elle pas s’élever encore ? Il est peut-être temps de reconsidérer ce rôle et la façon de le déployer pour davantage de souplesse.

DSI, une fonction qui change

Une récente étude du cabinet Vanson Bourne réalisée pour le compte de Brocade semble montrer que la définition de la fonction de DSI (Directeur des Systèmes d’Information )soit amenée à fortement évoluer. Selon Vanson Bourne :

Les DSI voient leur rôle évoluer vers des responsabilités opérationnelles, plus de conseils en interne et moins de temps consacré à l’administration de l’infrastructure informatique.

Ce qui change c’est le rapport entre la part de conseil et d’accompagnement, qui fait déjà partie du rôle du DSI et la part dévolue à la gestion de l’opérationnel. Avec le cloud computing, cet opérationnel se retrouve en effet entre les mains de prestataires externes, délestant le DSI de responsabilités et de tâches qui lui incombaient auparavant : le fameux « Maintien en Conditions Opérationnelles ».

Le cas des PME

Le souci de ce genre d’études c’est qu’elles ne s’intéressent souvent qu’aux grosses entreprises. Il est en effet rare de voir des postes de Directeur des Systèmes d’Information dans les PME. On y trouvera le plus souvent un administrateur réseau expérimenté ou encore un Responsable Informatique. Une différence qui est souvent due au côté « opérationnel » d’abord attendu de l’informatique. L’aspect stratégique étant laissé entre les mains du dirigeant ou parfois du Directeur Financier.
Que va-t-il se passer dans ces dernières ?  Si l’on considère que le cloud computing, qui n’est autre qu’une forme poussée d’externalisation informatique, progresse, le rôle des ces opérationnels en interne va encore se restreindre. La chance de voir apparaître un DSI dans l’organisation sera probablement repoussée. Est-ce pour autant souhaitable ?
La connaissance de l’état de l’art, des bonnes pratiques ou une « vision » à long terme de l’informatique reste un besoin pour le dirigeant. Qui pour le guider ? Un prestataire de service « éclairé » qui s’empressera de lui vendre la technologie qu’il maîtrise à défaut de celle qui répond réellement au besoin ?

Un DSI « de confiance »

C’est une possibilité qui s’adresse aux PME : celle du DSI externalisé. Dans ce modèle le DSI est un tiers de confiance qui intervient dans le cadre d’une relation établie durablement.
Bien sûr, il pourrait être possible d’avoir recours à un recrutement. Mais est-il raisonnable pour une PME d’embaucher un profil de plus de 15 ans d’expérience pour n’en avoir réellement besoin que quelques jours par mois ? Probablement pas. Pourtant ces quelques jours par mois peuvent faire la différence.

Plus de souplesse

C’est souvent ce que l’on attend comme avantage premier en externalisant tout ou partie de son informatique. Une opération qui comporte des risques c’est une évidence, mais qui est un levier de compétitivité pour l’entreprise, si elle est bien menée.
L’externalisation de la fonction de DSI semble devenir aussi une approche pertinente à ce jeu-là. Toujours pour les mêmes raisons : la souplesse et la possibilité d’accéder à des compétences et à une expérience jusqu’ici réservée « aux plus gros ».

Autour du même sujet