La conception des Datacenters est-elle impactée par le Cloud Computing ?

Les Datacenters d’aujourd’hui vont du Tier I au Tier IV pour garantir, comme l’indique l’Uptime Institute, des disponibilités allant de 99,671% (Tier I) à 99,995% (Tier IV). Et si cette course à la disponibilité était une course perdue ?

C’est bien ce qu’on pourrait croire. En effet, consulter ses comptes bancaires quand on le souhaite, regarder ses mails à n’importe quelle heure et surtout n’importe où, avoir des échanges, des chats, des vidéos, partager des fichiers à tout moment, sont autant d’exigences de disponibilité et donc de continuités des systèmes, qui sont de plus en plus fortes. Elle conditionne les systèmes de bout en bout pour rendre ces services accessibles tous les jours, tout le temps.

Qu’en est-il pour les Datacenters ?

Toujours plus d’exigences de la part des entreprises. Des niveaux de redondance accrus, des architectures complexes pour faire face aux éventuelles pannes. Les Datacenters d’aujourd’hui vont du Tier I au Tier IV pour garantir, comme l’indique l’Uptime Institute, des disponibilités allant de 99,671% (Tier I) à 99,995% (Tier IV). Et si cette course à la disponibilité était une course perdue ? Et si le Cloud venait pour apporter une réponse différente dans la conception tout en garantissant une disponibilité sans faille ? 

Vers une mort certaine du Datacenter Tier IV ?

Plusieurs interrogations pour étayer mes propos : 

* Pourquoi regarder le Datacenter comme un réceptacle dépourvu d’intelligence, quand de nouvelles technologies permettent un dialogue entre les infrastructures (Serveurs) et le bâtiment ?
* Pourquoi légitimer des investissements considérables, avec de multiples redondances statiques 2N+1 dans le cas d’un Tier IV quand un vrai N+1 dynamique offrirait un niveau de service supérieur, associé à une couche de communication entre le bâtiment, l’IT et la virtualisation. Ces questions poussent bien à croire que le Datacenter Tier IV, n’aura pas un avenir durable dans le temps.

Prenons par exemple le cas d’un de nos partenaires, Schneider Electric, leader mondial en fourniture d’armoires électriques climatisées, qui propose dans son porte-folio, une suite logicielle DCIM (Datacenter Infrastructure Management) permettant de créer une passerelle entre le monde physique et le monde logique.

Si une coupure de courant intervient sur le site primaire, le logiciel DCIM Schneider envoie une alerte vers l’hyperviseur VMWare, lui intimant l’ordre de déclencher le plan de secours vers le site secondaire. Ainsi, pendant que l’onduleur assure le relais de l’alimentation électrique du DC primaire, les VM sont basculées en toute sécurité et par anticipation d’un black out électrique, vers le site secondaire.
Cette approche permet de réaliser d’importantes économies sur le poste électricité du Datacenter. Cette équation ne concerne d’ailleurs pas que le bâtiment mais aussi le réseau et les serveurs. On en profiterait pour revoir la conception de ces nouveaux navires de la communication, plus denses, plus économes, plus propres, plus sûrs ; en somme, plus efficaces et agiles.

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