Amorcer la prochaine vague de migration des applications dans le cloud

L'un des défis des entreprises est le transfert dans le cloud de leurs applications transactionnelles. Alors que le cloud gère bien le stockage objet, la plupart des applications d’entreprise nécessitent un stockage en bloc.

Le cloud public est le sujet brûlant auquel s’attaquent les entreprises. Une étude de Gartner de 2016 mentionne le cloud public comme le premier défi du data center et le domaine qui selon les clients aura le plus fort impact sur leur infrastructure, une migration dans le cloud public présentant de nombreux avantages. L’un des plus importants est d’éliminer le besoin de déployer et d’administrer l’infrastructure requise pour soutenir les applications de l’entreprise, afin de gagner en agilité et en économies significatives des coûts d’exploitation. Selon Forrester, c’est pourquoi environ la moitié des entreprises déploieront cette année des applications dans le cloud public. Il est alors intéressant d’observer de plus près les types d’applications déjà transférés et ceux qui sont prévus d’être transférés. Egalement selon Gartner, 93% des entreprises qui comptent déjà des applications dans le cloud public n’ont PAS transféré d’applications critiques. Cela vaut la peine d’examiner quelles limites des offres de cloud public natives empêchent que cela ne se produise.  

En discutant avec les entreprises, l’un des défis qu’elles perçoivent dans le transfert dans le cloud public de leurs applications les plus critiques, c’est-à-dire transactionnelles, telles qu’Oracle, SAP ou Microsoft SQL, est une préoccupation au sujet des offres de cloud public natives. Alors que le cloud gère parfaitement bien le stockage objet, la plupart des applications d’entreprise nécessitent un stockage en bloc. Or, les offres de stockage cloud natives en mode bloc présentent des limites. 

La première problématique concerne la durabilité des données. Les applications d’entreprise se sont développées avec l’habitude de fonctionner sur une infrastructure qui met une grande priorité sur la durabilité des données. Cependant, le stockage en mode bloc du cloud public n’est pas conçu pour cela. En effet, le SLA en termes de durabilité du stockage en mode bloc est établi à 99,9%. Cela signifie que l’on peut s’attendre à perdre un volume sur mille par an, un risque qui ne serait jamais toléré avec les solutions de stockage d’entreprise traditionnelles, dont la durabilité est un million de fois supérieure.    

Un deuxième défi est relatif aux types de services de données, dont les applications critiques ont besoin. Par exemple, les applications à haute disponibilité telles que Microsoft SQL requièrent un stockage partagé entre deux hôtes, une capacité qui n’est actuellement pas assurée par le stockage en mode bloc cloud natif. D’autres services de données tels que les snapshots, importants pour les sauvegardes, et les clones, utilisés pour le développement, sont restreints en fonctionnalités, car lents et coûteux.

Un troisème défi porte sur la visibilité. Alors que les entreprises veulent réduire la complexité de déploiement et d’administration d’une infrastructure, bénéficier d’une visibilité au sein de leurs applications, de leurs données et de leur infrastructure dans le cloud public demeure pour elles primordial. Elles veulent pouvoir prévoir avec précision leur consommation de ressources du cloud public, et idéalement être capables de résoudre n’importe quel problème de performance qu’elles rencontrent. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises qui sont dans le cloud public ont vécu leur plus grand choc en recevant leurs factures mensuelles du cloud. De plus, pouvoir isoler et visualiser les causes premières des problèmes de performance ressemble à un rêve lointain. Les problèmes de performance sont certes moins sensibles pour les entreprises qui ont migré dans le cloud pour leurs applications web ou mobiles. Cependant, la performance reste un point capital pour celles qui envisagent d’y exécuter des bases de données transactionnelles critiques.

Ces défis pourraient inciter chacun à conclure que tant que les solutions de stockage natives des fournisseurs de cloud public ne seront pas améliorées de façon significative, les entreprises restreignent la migration de leurs applications critiques dans le cloud. Néanmoins, des opportunités de partenariat entre les fournisseurs de cloud public, qui ont des offres de stockage limitées, et des fournisseurs de stockage d’entreprise peuvent contribuer à combler l’abîme et fournir des capacités de stockage que les entreprises exigent dans le contexte du cloud public. De cette façon, une nouvelle classe d’applications, telles que les applications transactionnelles, pourront être transférées dans le cloud public. Enfin, cela signifie plus de revenus issus du calcul pour les fournisseurs de cloud, parce que les applications que les clients hésitaient à migrer dans le cloud public pourront désormais y être exécutées.  

Les solutions de stockage d’entreprise ont été conçues pour fournir une durabilité et des services de données. Certaines des meilleures du marché assurent également une visibilité remarquable qui ne donne pas que des tendances, mais qui permet de résoudre les probèmes de performance. L’association de ces spécificités aux capacités de calcul élastiques du cloud public constitue une solution d’entreprise qui réunit le meilleur des deux mondes. Elle profite aussi aux fournisseurs de cloud public en supprimant l’obstacle de migration pour toute une classe d’applications qui continuent à être exécutées dans les data centers des entreprises.  

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